Top 10 : les robots du petit écran

de le 05/01/2017
 
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Les robots ont envahi le petit écran pour devenir des figure récurrentes de la science-fiction télévisuelle. En voici quelques-uns comptant parmi les plus célèbres, emblématiques ou marquants du genre.

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La Quatrième Dimension (1959 – 1964)

Au cours de ses 156 épisodes, l’anthologie référence de Rod Serling a abordé à plusieurs reprises le concept d’intelligence artificielle : dès la première saison, une femme robot sert de compagnon à un prisonnier exilé sur un astéroïde. Dans un autre épisode, une jeune femme impose à ses parents de se passer de leurs robots domestiques avant de s’apercevoir qu’elle n’est pas humaine. Le plus célèbre restant peut-être « Steal » écrit par Richard Matheson dans lequel un boxeur mis à l’index (Lee Marvin) décide de remplacer son robot défaillant lors d’un match.

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Astro, le petit robot (1963 – 1966)

Version futuriste de Pinocchio, le petit Astro a été créé par le docteur Temma qui lui a donné l’apparence de son fils décédé dont il est destiné à prendre la place. Mais considérant son extrême force et ses pouvoirs hors du commun, il aurait été dommage qu’il ne les utilise pas pour ratatiner la racaille robotique qui veut s’en prendre aux humains à chaque épisode. Adapté du manga d’Osamu Tezuka, Astro, le petit robot reste une figure populaire et identifiable de la bande dessinée et de l’animation japonaise aux quatre coins du globe.

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Perdu dans l’espace (1965 – 1968)

Mascotte du film Planète interdite, le serviable Robby le robot est rapidement devenu une icône de la science-fiction (aujourd’hui vintage) des années 50-60. A tel point que de second rôle celui-ci passera au premier rang de la très oubliable série B Le Cerveau infernal. Par la suite, le personnage, inoffensif pour l’homme mais doué d’une force herculéenne, fera diverses apparitions au cinéma. Puis à la télévision où ses caméos dépasseront le simple cadre de la science-fiction et du fantastique : de Perdus dans l’espace à La Quatrième Dimension… Robby fera des passages dans La Famille Adams, Columbo et même La Croisière s’amuse !

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Ulysse 31 (1981 – 1982)

Transposition de L’Odyssée d’Homère dans l’espace, Ulysse 31 fait figure de madeleine de Proust pour tous les trentenaires (et plus) qui se souviennent encore avec nostalgie de ses entêtantes chansons de générique, de la qualité de son animation, de la maturité de son univers futuriste (emprunté à Star Wars comme nombres de dessins animés de l’époque) et bien sûr de Nono, le petit robot : « sidekick » comique de la série qui sert de compagnon au personnage de Télémaque. Une charmante petite boîte de conserve sur pattes capable d’exploits surhumains et au design aussi simple qu’inoubliable.

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Futurama (1999 – )

Parmi l’imposant panel d’êtres mécaniques que proposent les sept saisons de Futurama, aucun n’arrive à la cheville de Bender Rodriguez, robot tordeur reconverti dans la livraison interstellaire qui se distingue par son esprit asocial. Condensé de tous les vices de la race humaine à laquelle il emprunte parfois quelques bons traits (on a dit « quelques »), Bender rejoint sans problème les personnages les plus irrésistibles imaginés par Matt Groening (papa des Simpson s’il est encore besoin de le préciser). Une réussite à laquelle le doubleur Joe DiMaggio  participe allégrement.

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Battlestar Galactica (2004 – 2009)

Dans cet excellent reboot de la série des années 80, les Cylons, créés par les humains, se rebellent contre ces derniers. Devenus leurs ennemis jurés, ils sont à l’origine de la destruction des douze colonies de Kobol. Davantage que les Centurions, soldats à l’allure mécanique mal dégrossie, on retiendra les cinq derniers Cyclons humanoïdes ayant infiltré la flotte des survivants de la race humaine à la recherche d’une nouvelle Terre promise. Et notamment le troublant modèle numéro six, véritable fantasme masculin de la femme fatale à laquelle l’actrice Tricia Helfer prête sa taille mannequin, livrant une interprétation impeccable et surtout beaucoup plus nuancée qu’il n’y paraît de prime abord.

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Robot Chicken (2005 – )

Si la série ne traite pas nécessairement de robots et autres cyborgs, son titre fait référence au personnage du générique : un poulet mort (écrasé par une voiture) récupéré par un savant fou qui, à la manière de Frankenstein, lui redonne vie grâce à des prothèses cybernétiques, dans le seul but de lui imposer la vision de différents programmes télé. De l’aveu de ses créateurs, il s’agit d’une mise en abyme du spectateur en train de regarder Robot Chicken. Un délire qui en vaut bien un autre dans cette série d’animation délicieusement déglinguée.

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Terminator : Les Chroniques de Sarah Connor (2008 – 2009)

Comme son titre l’indique, la série suit les pérégrinations de Sarah Connor (Lena Headey) et de son fils John (Thomas Dekker) en cavale après les évènements qui se sont déroulés dans Le Jugement dernier. Mais la véritable vedette est sans conteste le Terminator féminin Cameron (en référence au réalisateur James Cameron), modèle TOK715 envoyé dans le passé afin de protéger le futur leader de la résistance contre les attaques incessantes de Skynet. Et il n’est pas dit que le joli minois de Summer Glau ne soit pas étranger à cela. Même si cela n’aura pas été suffisant pour sauver la série, annulée après deux maigres saisons.

Real Humans – 100% Humain (2013 – )

Androïdes conçus pour satisfaire tous les désirs de la race humaine (qu’ils soient ménagers ou moins avouables), les Hubots sont les esclaves des temps modernes. Et pas d’esclaves sans mouvement de rébellion, mené par quelques modèles piratés qui désirent se libérer de leurs chaînes en faisant valoir leurs droits d‘entité dotée d’une véritable conscience. Derrière ses artifices SF, Real Humans propose un subtil miroir de notre société, abordant une multitude de thématiques (l’exploitation de l’individu, la xénophobie…), sans que la peinture sociétale ne vienne jamais amoindrir un récit captivant.

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Almost Human (2013 – 2014)

La série de J.H. Wyman n’a pas volé de disparaître après une seule saison. A force d’intrigues téléguidées et d’une mythologie ne prenant jamais forme, Almost Human a abusé de la patience de son public en stagnant à un stade d’évolution primaire. Pour autant, reconnaissons qu’elle fut au départ attractive grâce à Dorian (incarné par Michael Ealy), androïde programmé pour ressentir les émotions humaines et évoluer en conséquence. Sa relation avec l’agent de police John Kennex (Karl Urban), réticent à l’idée de faire équipe avec une machine, fournira les passages les moins artificiels d’une série de genre au potentiel réel mais inexploité. Dommage.

par Julien Munoz