Top 10 : les duos de flics mythiques du petit écran

de le 02/01/2017
 
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Un bon duo de flics fait souvent une bonne série. Le petit écran regorge de shows tv qui mettent en lumière des officiers qui vivent des aventures périlleuses. Retour sur ces personnages qui firent les beaux jours de la lucarne.

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Auto Patrouille (1968-1975)

Peu connus des services de police de ce côté-ci de l’Atlantique, les officiers Peter Malloy (Martin Milner) et Jim Reed (Kent McCord), se sont pourtant distingués au cours des années 60/70 en arpentant les rues de la cité des anges. En flics de terrains (l’un dans le rôle de l’expérimenté, l’autre dans celui du rookie), ils constituent la première ligne de défense, remparts contre les dangers de la jungle urbaine qu’ils affrontent au gré de leurs innombrables patrouilles. L’occasion également pour les deux personnages de nouer une amitié professionnelle solide où chacun tente d’épauler son partenaire avec ses qualités et ses défauts.

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Les Rues de San Francisco (1972-1977)

Dans une Amérique en mal d’idéaux et de triomphalisme (la série est contemporaine de la guerre du Vietnam), Les Rues de San Francisco incarne à sa façon les bouleversements sociaux et moraux de son époque, tout en marquant la succession des générations : d’un côté le vétéran Karl Malden représente la vieille garde de la police sous le feutre du lieutenant expérimenté Mike Stone. De l’autre, le jeune Michael Douglas se charge d’assurer la relève dans le costume du bleu Steve Keller. Chacun apportant son regard et sa méthode d’investigation pour faire régner l’ordre. 

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Starsky & Hutch (1975-1979)

Considérée en France comme l’exemple type de la série policière décontractée et cool, la réception de Starsky et Hutch aura été quelque peu altérée par un doublage qui atténua le caractère sec et nerveux des premières saisons. Plus comiques et taquins dans la version française, le New-Yorkais extraverti Dave Starsky (Paul Michael Glaser) et le californien plus réservé Ken Hutchinson n’en restent pas moins l’imparable duo de frères d’armes privilégiant davantage la manière forte et les courses poursuites vrombissantes (au volant de leur inimitable Gran Torino rouge zébrée de blanc), pour régler leurs enquêtes.

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Chips (1977-1983)

Pendant sept saisons, les deux plus célèbres motards de la California Highway Patrol ont assuré la sécurité des automobilistes de Los Angeles en stoppant net les chauffards les plus récalcitrants au code de la route. Le secret de leur réussite professionnelle ? Des véhicules toujours soigneusement briqués, des uniformes impeccablement portés, des coiffures résistantes au vent et au port du casque, et le plus important, un sourire scintillant en toute circonstance, même lorsque les prises en chasse risquent de déraper.

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Cagney et Lacey (1981-1988)

Attention machos s’abstenir ! Dans le milieu des séries policières trop souvent accaparées par l’héroïsme masculin, Cagney et Lacey a su jouer la carte du contraste en dégainant une paire de flics 100% féminins. Christine (Sharon Gless) se distingue comme la femme entièrement dévouée à sa carrière mettant les bouchées doubles pour nettoyer les rues de New York de la criminalité. Quant à sa partenaire Mary Beth (Tyne Daly, ancienne coéquipière d’Harry Callahan), elle tente d’imposer l’image d’une figure autoritaire aussi bien au boulot que dans son foyer. Rizzoli & Isles et autres rejetons télévisuels n’ont qu’à bien se tenir.

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Deux flics à Miami (1984-1990)

D’un côté Ricardo Tubbs, flic new-yorkais débarquant à Miami pour venger son frère, de l’autre Sonny Crockett dont l’exubérance vestimentaire cache une profonde figure romantique, solitaire et mélancolique. Si Tubbs exorcise très tôt ses démons, Crockett, à force de voir ses idéaux déçus, s’oublie de plus en plus dans ses enquêtes et va jusqu’à perdre complètement son identité. L’équilibre entre pragmatisme et romantisme que symbolisent les deux personnages va alors servir de boussole morale complémentaire dans la plongée dans les ténèbres que propose la série sous ses couleurs pastel.

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Rick Hunter (1984-1991)

De la même trempe que L’Inspecteur Harry, Rick Hunter a sa manière bien à lui d’enseigner le respect de la loi à tous les gredins et autres mauvais garçons de Los Angeles. Et tout comme son modèle, son comportement sur le terrain lui vaut de se payer une vilaine réputation parmi ses collègues de la criminelle, tous rechignant à faire équipe avec lui. Sauf l’inspecteur Dee Dee McCall (Stepfanie Kramer), femme de caractère qui n’a ni sa langue ni son flingue dans sa poche. Ensemble, ils formèrent une unité de choc ayant eu d’abord des difficultés à s’imposer auprès du public avant de devenir un duo emblématique du petit écran. A tel point que l’image des deux comédiens reste encore aujourd’hui indissociable de la série.

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X-Files : Aux frontières du réel (1993-2002)

Ne cherchez pas le couple des années 90, vous l’avez devant les yeux ! Véritable phénomène cathodique lors de sa diffusion, les investigations de Fox Mulder et Dana Scully ont conquis un très large public. Ecarté par  ses supérieurs il est ingérable et centré sur tout ce qui touche au surnaturel.  Scientifique, rationnelle elle est respectueuse de la hiérarchie et du protocole. Un couple antinomique, une association conflictuelle, avant que les deux agents ne se rapprochent, portés par les événements étranges auxquels ils se retrouvent confrontés.

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The Killing (2007- 2012)

Plus irréprochable au sein de la brigade criminelle que dans sa vie privée, la commissaire Sarah Lund (Sofie Grabol) n’est pas du genre à abandonner une affaire en cours. Alors qu’elle doit déménager en Suède, l’épineux meurtre d’une adolescente va la pousser à mettre de côté ses engagements pour prêter main forte à son remplaçant Jan Meyer (Soren Malling), guère enthousiaste à l’idée de collaborer avec elle. Il faut dire que le comportement obsessionnel de cette bourreau de travail va bousculer un tantinet la désinvolture du monsieur envers une enquête qui va se révéler plus complexe qu’elle n’y paraît.

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Bron/Broen (2011- )

Quand le corps d’une femme sectionnée en deux est retrouvé des deux côtés de la frontière dano-suédoise, chaque service de police choisit de travailler d’un commun accord avec son voisin afin de trouver l’assassin. Si les divergences sur la façon de mener l’investigation vont bon train entre les deux pays, c’est moins l’effet du choc des cultures que celui des personnalités aux antipodes des inspecteurs Saga Noren (Sofia Helin) et Martin Rohde (Kim Bodnia). La première est un officier irréprochable et solitaire, douée d’un don d’analyse hors du commun mais dont l’autisme (elle souffre du syndrome d’Aspeger) désarçonne plus d’un collègue. A commencer par Martin, tout aussi professionnel mais se laissant déborder par sa vie de famille alambiquée.

Par Julien Munoz et Victor Lopez