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Terminator 3: le soulèvement des machines (Jonathan Mostow, 2003)

 
Terminator 3: le Soulèvement des Machines de Jonathan Mostow (2003)
Terminator 3: le Soulèvement des Machines de Jonathan Mostow (2003)
Terminator 3: le Soulèvement des Machines de Jonathan Mostow (2003)

 
Informations
 

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Date De Sortie:
 
Titre original: Terminator 3: Rise of the Machines
 
Synopsis: Dix ans ont passé depuis "Le Jugement dernier". Désormais âgé de 22 ans, John Connor vit dans l'ombre, sans foyer, sans travail, sans identité. Mais les machines de Skynet parviennent à retrouver sa trace. Ils envoient alors vers le passé la T-X, une androïde nouvelle génération quasi-invulnérable, pour éliminer le futur leader de la résistance humaine mais également Kate Brewster, une jeune vétérinaire. Un autre Terminator, le T-101, est venu protéger la vie de John Connor. Ensemble, l'homme et la machine vont mener une lutte acharnée contre la T-X : de l'issue de ce combat dépendra le futur de l'humanité...
 
Note
 
 
 
 
 
2.5/ 5


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Posté le 2009/06/16 par

 
Critique
 
 

Ça y est enfin vu le chaînon manquant! Et franchement si on ne le voit pas c’est pareil… chaînon inutile donc tant le film ne sert pas à grand chose dans la saga. En fait T3 est l’exemple type du blockbuster énorme, bourré de fric et qui ne présente que peu d’intérêt… enfin, on peut relativiser un peu car il y a quand même le plaisir de geek de revoir un Terminator sur un écran qui prend le dessus sur toute considération rationnelle! Le gros hic c’est que la comparaison avec les deux opus précédents est inévitable… et elle fait très mal! Mostow est loin d’être Cameron mais il essaye, un peu trop peut-être, au point de livrer un spectacle qui ne semble pas vraiment lui appartenir… Sauf que Cameron tente de nouvelles choses à chaque film, ici on n’a qu’une pale copie qui ne tient la route que grâce à la présence magnétique d’Arnold, car le reste… c’est simplement du déjà vu…

Mostow copie tout ce qu’il peut des épisodes précédents… la structure narrative est pompée sur T2 qui à l’époque était déjà une redite du premier mais en mieux. Les scènes d’action sont nombreuses, dépotent bien comme il faut sauf qu’à part la poursuite en camion on ne trouve rien de très original… A ce propos c’est clairement LA scène du film! Longue, superbement filmée et montée, c’est un vrai morceau de bravoure avec un mélange subtil de vraies cascades et de SFX… le résultat est vraiment impressionnant!

terminator 3 1 Terminator 3: le soulèvement des machines (Jonathan Mostow, 2003)

Après si sur la durée globale on ne s’ennuie pas, le film manque cruellement d’enjeux… Au contraire de T2 où le T1000 représentait une véritable menace effrayante, la T-X est certes graphiquement très réussie (sans parler du physique de Kristanna Loken qui apporte une touche de séduction à la saga… mais était-ce nécessaire??) mais ne fait jamais vraiment peur… En fait c’est un peu le concept du T1000 qui est repris… mis en moins bien encore une fois!

Nick Stahl qui remplace Edward Furlong fait ce qu’il peut, il est même plutôt bon, mais quand on a vu le deuxième épisode des dizaines de fois le changement est difficile à appréhender… L’absence de Sarah Connor est également un énorme handicap… elle nous manque beaucoup… Et ce n’est pas la présence de Claire Danes qui rattrape quoi que ce soit!! On se demande presque ce qu’elle fait là… à croire que les scénaristes n’aiment pas le personnage de la femme de John Connor quand on voit ça et le rôle de Bryce Dallas Howard dans Terminator Renaissance où elle est également hors de l’intrigue!!

terminator 3 2 Terminator 3: le soulèvement des machines (Jonathan Mostow, 2003)

On se rabat donc sur LA valeur sure qui aura fait toute la personnalité de cette saga: Arnold Schwarzenegger!! On l’attend et dès qu’il apparaît c’est un pur bonheur!!! Il a beau être limité niveau jeu d’acteur, ce type a une présence à l’écran incomparable. Du coup il se permet un peu tout dans cette épisode, flingue à tout va bien sur (c’est un peu pour ça qu’on est venu!) mais nous sort également tout un lot de punchlines à mourir de rire (on n’est pas prêt d’oublier le “Talk to the hand”) sauf que c’est sympa, on rigole bien mais la machine implacable perd un peu de sa stature… mais c’est drôle, on se rattrape comme on peut!

En bref on a clairement là l’épisode le plus raté de la saga, même le final qui aurait du être magnifique est d’une faiblesse affligeante. Une intrigue qui n’est qu’un prétexte à l’accumulation de belles scènes d’action (ça c’est clair qu’on ne s’ennuie pas une seconde), une mise en scène efficace mais tout de même peu inspirée, ou alors trop inspirée par celle de James Cameron… on a l’impression d’avoir en face de nous un sous-produit, une vulgaire imitation. Mais avec toute la mauvaise volonté du monde on ne peut pas complètement lui cracher dessus car le spectacle est agréable et les SFX vraiment impressionnants.

Heureusement que McG est revenu mettre une certaine dose de personnalité dans son Terminator Renaissance!!


Nicolas Gilli

 
A créé Filmosphere fin 2009. Bouffe des quantités gastronomiques de films chaque semaine et s'est mis en tête de partager au mieux ses impressions et réflexions sur tout ce qui atterrit au cinéma, ou presque. Avec pour grandes passions la série B à tendance bourrin ou les merveilles en provenance d'Asie. Réalisateurs contemporains préférés : Wong Kar-wai, Terrence Malick, Michael Mann, James Gray, Bong Joon-ho, Guillermo Del Toro, les frères Coen et Tsui Hark.