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[Critique] J’ai toujours rêvé d’être un gangster (2007)

 
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Bottom Line

Voilà un film qui fait plaisir! En effet ça faisait longtemps qu’un film aussi drôle et aussi original n’avait pas été produit en France. Et ce loin des grosses productions gonflées aux budgets pharaoniques, loin du tapage médiatique d’un Bienvenue chez les ch’tis par exemple… Ce qui frappe au premier abord c’est l’image. Tourné dans [...]

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Posté le 12 avril 2009 par

 
Critique
 
 

Voilà un film qui fait plaisir! En effet ça faisait longtemps qu’un film aussi drôle et aussi original n’avait pas été produit en France. Et ce loin des grosses productions gonflées aux budgets pharaoniques, loin du tapage médiatique d’un Bienvenue chez les ch’tis par exemple…

jai toujours reve detre un gangster 1 [Critique] Jai toujours rêvé dêtre un gangster (2007)

Ce qui frappe au premier abord c’est l’image. Tourné dans un format qu’on ne voit plus beaucoup (1.37), dans un noir et blanc superbe (l’équipe du film a fait venir des pellicules spécialement du Mexique pour obtenir ce rendu), ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça. Loin de faire amateur, on sent plus une volonté de jouer aux limites de l’expérimental au niveau formel.

Samuel Benchetrit (à qui on doit le sympathique Janis et John), frappe un grand coup et propose un film bourré de référence en tout genre (rien que le titre qui n’est autre que la réplique d’ouverture des Affranchis de Scorsese) mais qui possède clairement sa propre identité. Filmé comme du Jarmush, monté comme du Tarantino, avec des dialogues dignes d’Audiard, J’ai toujours rêvé d’être un gangster réussit le pari fou (en France) de recréer un univers original, appuyé par un scénario intelligent.

Le lieu commun de la cafeteria sert de point de rendez-vous pour une galerie de personnages hauts en couleurs. On y croise un braqueur raté (du grand Edouard Baer!), des gangsters retraités nostalgiques, des kidnappeurs sympas et maladroits (inimitable Bouli Lanners), 2 chanteurs mélancoliques ayant pris la grosse tête (Bashung et Arno extraordinaires)… Des vraies “gueules” de cinéma qui incarnent ces héros aussi drôles qu’attachants, dans des situations parfois complètement surréalistes mais finalement géniales.

jai toujours reve detre un gangster 2 [Critique] Jai toujours rêvé dêtre un gangster (2007)

Il y a longtemps qu’on n’avait pas autant ri dans une salle de cinéma, toutes sortes d’humour sont présentes, du burlesque au comique de situation. On retrouve presque du cinéma muet ou du Melville au détour de quelques scènes. Ca fait un bien fou aux zygomatiques tout en suivant une belle forme de mise en scène (énormément de plans superbes et pathétiques à la fois), la musique est géniale, preuve du bon goût de Monsieur Benchetrit… Voilà la preuve que le cinéma français peut encore étonner dans le bon sens, un film qui risque de devenir culte pour ceux qui auront la chance de le découvrir.


Nicolas Gilli

 
A créé Filmosphere fin 2009. Bouffe des quantités gastronomiques de films chaque semaine et s'est mis en tête de partager au mieux ses impressions et réflexions sur tout ce qui atterrit au cinéma, ou presque. Avec pour grandes passions la série B à tendance bourrin ou les merveilles en provenance d'Asie. Réalisateurs contemporains préférés : Wong Kar-wai, Terrence Malick, Michael Mann, James Gray, Bong Joon-ho, Guillermo Del Toro, les frères Coen et Tsui Hark.


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