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[Critique] Breakdown (1997)

 
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Bottom Line

Alors c’est ça le film qui a fait connaître Jonathan Mostow et qui lui a permis l’accès aux gros budgets d’U-571 et Terminator 3… Et bien c’est beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais! Alors si c’est quand même loin d’être un grand film, pour plein de raisons, ça confirme que ce réalisateur est [...]

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Posté le 12 octobre 2009 par

 
Critique
 
 

Alors c’est ça le film qui a fait connaître Jonathan Mostow et qui lui a permis l’accès aux gros budgets d’U-571 et Terminator 3… Et bien c’est beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais! Alors si c’est quand même loin d’être un grand film, pour plein de raisons, ça confirme que ce réalisateur est un habile faiseur, capable de transcender son budget. Il livre une honnête série B, un thriller hyper calibré qui ne sort jamais des sentiers battus mais qui possède un point de départ très intéressant pour ensuite suivre une voie toute tracée… Mostow n’a aucun style particulier mais il est plutôt doué pour réutiliser les idées des autres, il ressort donc de ce Breakdown le sentiment d’avoir déjà vu presque la même chose mais pas exactement… Reste que le casting est suffisamment solide et la mise en scène assez efficace pour qu’on passe un excellent moment avec même quelques pics de tension pas dégueulasses, un film fait à l’ancienne et qui ne pète pas plus haut que son cul, c’est déjà pas mal!

Ça commence de façon assez basique, un couple qui roule dans un beau SUV sur ces longues routes désertes propres à l’Amérique profonde… tout va bien même si on sent une légère tension nerveuse chez ces deux-là! Passage obligé par la station service, rencontre avec les autochtones et leur sale gueule, petite dispute puis la panne classique avec les bouseux du coin qui épient ce qui se passe… Carrément banal mais heureusement Mostow ne fait pas traîner la situation des heures et on rentre finalement assez vite dans le vif du sujet dès que la femme disparait. On ne sait pas trop dans quelle direction s’engage le film, ce qui est une sensation pas désagréable du tout. On ne sait donc pas trop si on est dans un thriller, dans un truc fantastique ou dans de la manipulation.

breakdown 1 [Critique] Breakdown (1997)

Ensuite, dès qu’on nous dit à peu près ce qui se passe, le film reprend sa trame assez classique de thriller mélangé à une sorte de road movie. Comme il connaît ses classiques Mostow cite à tour de bras des classiques du genre comme Duel de Spielberg (référence absolu du thriller “routier” alors que ce n’est qu’un téléfilm!) ou bien entendu le bijou Hitcher de Robert Harmon, saupoudré d’une larme de Mad Max. Mais on reste très loin du plagiat, Mostow trouvant juste l’inspiration qu’il lui fallait pour créer une belle tension dans son film, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas une seule minute. D’autant plus que ce rythme soutenu est complété par un excellent casting, en particulier un grand Kurt Russell (comme souvent…)

L’icône des 80′s, qui sera à jamais le symbole du mec cool grâce à New York 1997 et les Aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin (sérieusement, on n’en fait plus des titres comme ça!), se retrouve dans son rôle habituel du monsieur tout le monde qui n’a rien demandé à personne et qui se retrouve dans les pires embrouilles… ça lui va comme un gant! En face de lui le regretté J.T. Walsh qui retrouve un rôle de pourri bien pourri et un des acteurs récurrents de la série Lost, M.C. Gainey. Tout se petit monde passe son temps à se poursuivre et à se mettre sur la gueule, avec pour seule ambition de faire plaisir au spectateur et c’est mission accomplie de ce côté-là. Les personnages ne sont pas vraiment très travaillés et réagissent surtout à l’instinct mais on ne tombe jamais dans une forme de violence qui aurait été ici bien gratuite. C’est plutôt bien joué.

breakdown 2 [Critique] Breakdown (1997)

Côté mise en scène, même si on n’est pas chez Spielberg, ça reste très efficace, Mostow étant quand même doué pour construire ses scènes d’action. Là où il m’a surpris c’est en réussissant à créer un vrai suspense et une vraie tension dans quelques scènes. Il nous livre une belle poursuite en voitures et camion, avec de belles grosses cascades à l’ancienne (ça restera toujours plus efficaces que des CGI) et de vraies explosions ainsi qu’un gros final bien tendu au bord du vide…

Alors ça ne casse pas trois pattes à un canard, ce n’est pas un film inoubliable, mais dans son genre, à savoir la série B mi-action mi-thriller, c’est loin d’être honteux. C’est un film qui reste dans un chemin tout tracé mais qui réussit à nous tenir en haleine jusqu’à la fin, c’est déjà pas mal!


Nicolas Gilli

 
A créé Filmosphere fin 2009. Bouffe des quantités gastronomiques de films chaque semaine et s'est mis en tête de partager au mieux ses impressions et réflexions sur tout ce qui atterrit au cinéma, ou presque. Avec pour grandes passions la série B à tendance bourrin ou les merveilles en provenance d'Asie. Réalisateurs contemporains préférés : Wong Kar-wai, Terrence Malick, Michael Mann, James Gray, Bong Joon-ho, Guillermo Del Toro, les frères Coen et Tsui Hark.


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