Random Article


 
News
 

Bienvenue à Zombieland (Ruben Fleischer, 2009)

 
Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer (2009)
Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer (2009)
Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer (2009)

 
Overview
 

Réalisateur:
 
Acteurs: , , , , , ,
 
Scénariste: ,
 
Compositeur:
 
Directeur De La Photographie:
 
Monteur:
 
Genre: , ,
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Titre original: Zombieland
 
Synopsis: Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, est terrorisé à l'idée d'être dévoré. C'est une poule mouillée, mais sa prudence pourrait bien lui sauver la vie... Tallahassee, lui, est un chasseur de zombies qui ne craint plus rien ni personne. Armé d'un fusil d'assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre. Dans leur périple, les deux survivants sont rejoints par Wichita et Little Rock, deux jeunes filles. Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s'entendre...
 
Note
 
 
 
 
 
3/5


User Rating
1 total rating

 


Texte de

 
Critique
 
 

Avec un joli buzz savamment organisé sur la toile, Bienvenue à Zombieland (notez bien la tournure du titre français qui cherche les millions de spectateurs… 20 peut-être) se voulait déjà culte avant même de sortir… Inutile de dire qu’un film qui s’autoproclame « culte » se met d’emblée à dos une partie du public. Avec ses bandes annonces débridées, une promo axée sur le côté fun du film, il est clair que pour une fois il n’y avait pas vraiment de publicité mensongère, mais il ne vaut mieux pas faire l’erreur fatale de s’attendre à une version ricaine de l’immense Shaun of the Dead. Tout le monde ne manie pas l’humour british, tout le monde n’est pas capable de pondre un vrai film de zombies, et surtout tout le monde ne possède pas la culture ciné/geek d’Edgar Wright. Et Ruben Fleischer la joue très humble finalement, ne cherchant jamais à reproduire la recette de Wright. Bienvenue à Zombieland n’est pas un film de zombies, c’est une comédie potache qui prend la forme d’un road-movie dans un décor post-apocalyptique, et c’est super fun!!

Ça commence par un générique qui peut concourir avec celui de Watchmen pour le meilleur de l’année, du beau slow-motion sur un fond de Metallica qui vient dresser l’état des lieux d’un monde en décrépitude, attaques de zombies à l’appui… grand moment! Ensuite on se retrouve devant un spectacle qui ne respecte aucune des attentes qu’on pouvait avoir, et d’un côté c’est tant mieux! Zombieland n’est pas un gros budget, cela se ressent tout le long, et les rares scènes d’action impossible à mettre correctement en place sans les moyens qui vont avec se voient agrémentées d’un humour prédominant sur tout le reste. Car bizarrement, et contrairement à ce qu’on pouvait penser (vu le titre et les trailers), on n’est pas vraiment devant une parodie de films de zombies génération 28 jours plus tard. Ruben Fleischer n’est pas un bisseux et on le sent bien, il n’a pas cet amour du genre qui rend toute tentative forcément référentielle.

bienvenue zombieland 1 Bienvenue à Zombieland (Ruben Fleischer, 2009)

Non, il livre un véritable road-movie très drôle avec quelques zombies dedans. C’est appréciable car il ne tombe donc pas dans tous les clichés du genre, anciens comme nouveaux! La présentation du personnage de Colombus est excellente avec toutes ses règles de vie maladives qui viennent s’imprimer à l’écran (ça sera d’ailleurs un des gimmicks du film) mais il est clair que le film s’envole vraiment à l’apparition de Tallahassee, cowboy redneck tueur de zombie un peu beauf, carrément barge, et qui joue à son contest du « zombie killing of the week) dans son van préparé pour son activité. Le duo improbable prend la route et va croiser pas mal de monde dont deux jeunes filles… soit un groupe de survivants sur lesquels on aurait jamais parié (sauf Tallahassee quand même!)

Et si Zombieland ne fait pas plus que ça référence à d’autres films de zombies, les clins d’oeil vers un autre cinéma fusent tout de même, une culture ciné clairement populaire qui fait plaisir. Ainsi on réhabilite le foireux Anaconda, on voue un véritable culte à Ghostbusters (joie suprême!), Tallahassee porte la même veste en peau de serpent que Nicolas Cage dans Sailor & Lula tout en balançant au milieu de ses répliques toutes plus énormes les unes que les autres des dialogues de classiques. Mais le cinéma n’est pas le seul art à bénéficier de références car on y trouve tout de même une belle déclaration d’amour à toute une culture pop/rock des années 80/90 omniprésente, pour notre plus grand plaisir il faut le dire!

bienvenue zombieland 2 Bienvenue à Zombieland (Ruben Fleischer, 2009)

Les acteurs sont énormes, Jesse Eisenberg entre sans problème dans la peau du puceau légèrement névrosé et plutôt touchant, Emma Stone et Abigail Breslin assurent bien comme il faut dans le rôle des deux survivantes à tendance manipulatrice, mais le gros morceau c’est Woody Harrelson! En roue libre comme à l’époque bénie de Tueurs Nés, il incarne un Tallahassee extraordinaire mélange de ringardise et de pure classe. Il en fait des tonnes mais il bouffe l’écran par son charisme, et c’est bon de voir cet acteur génial retrouver des rôles importants!! Du côté des caméos qui font plaisir, la belle Amber Heard qui disparaît bien trop vite et surtout un grand, très grand, Bill Murray dans son propre rôle qui soutient la scène la plus jouissive de tout le film.

Finalement le seul passage obligé respecté du film de zombies, le supermarché (métaphorique chez Romero), se voit transformé ici en baston délirante, tout comme le final dans le parc d’attraction, plein de bonnes idées (de très mauvaises aussi comme trouver refuge sur un manège), souvent jouissif mais qui n’atteint pas le niveau ultime auquel il aspire par un manque de budget flagrant… Dommage mais ça ne gâche finalement pas grand chose, Zombieland est un film au rythme intelligent bien que faiblissant parfois, très drôle, très fun, qui sait rester à sa place de simple divertissement de qualité. Si on ajoute à tout ça une bande originale énergique et très rock (finir sur un morceau des Raconteurs est une preuve de très bon goût musical), une mise en scène sans trop de fioritures, on obtient un film peut-être pas aussi awesome que prévu mais qui permet de passer un très très bon moment de franche rigolade.