Review
Alors c’est ça le film phénomène… Parfois le culte instantané voué à certains films est incompréhensible, c’était déjà le cas avec Le Grand Bleu, le film le plus ennuyeux de Besson, un truc complètement vide… sans doute faut-il appartenir à la génération qui a vécu sa sortie pour y adhérer… sauf que là avec Twilight c’est encore différent. Peut-être faut-il être adolescent pour être ému par autant de bêtise et croire à cette soupe qu’on veut nous faire avaler. La déception est de mise d’autant plus que la réalisatrice qui s’est occupée de l’adaptation de ce best-seller (en même temps le roman n’est pas fantastique non plus… ceci explique cela) n’est pas n’importe qui. En spécialiste de l’adolescence au cinéma, comme un Larry Clark au féminin en moins trash, elle avait livré deux œuvres intéressantes, Thirteen et l’excellent Lords of Dogtown (qu’aurait du réaliser David Fincher). Donc la voir s’attaquer à des vampires adolescents pourquoi pas sauf que le résultat est loin des ambitions…
Déjà le film fait un peu plus de deux heures, et quand on s’ennuie à cause d’une intrigue qui tourne en rond deux heures c’est très long… On comprend vite que le thème vampirique n’est ici qu’au second plan et qu’on aura droit qu’à une romance complexe et stupide entre une jeune fille qui ne sourit jamais et un jeune vampire avec une coiffure aussi ridicule que son teint blafard du plus mauvais goût (le maquillage est juste horrible). Bref on s’ennuie sévère pendant 1h30, il ne se passe absolument rien, l’aspect fantastique n’est jamais assumé, les tentatives de pseudo-érotisme qui vont de pair avec les films de vampires tombent à plat et la tentation est vite mise de côté dans une scène du plus mauvais goût qui vient confirmer la métaphore du film, à savoir qu’il prône l’abstinence sexuelle… vive l’Amérique!
C’est tourné comme un vulgaire téléfilm, la photographie est hideuse et le peu d’effets spéciaux qui viennent nous montrer que ce sont bien des vampires sont à mourir de rire… Entre les courses à toute vitesse dignes de Tex Avery, l’ascension d’un arbre qu’il faut voir pour le croire… c’est honteux. La réalisation d’Hardwicke alterne le très sobre avec des scènes aux mouvement de caméra complexes bien inutiles, elle fait juste le boulot sans éclat. Et là où ça fait très mal c’est par rapport au mythe du vampire… Ok vouloir le réinventer c’est très bien, certain l’ont déjà fait avec classe et talent (Rodriguez, Bigelow…) sauf que là c’est du grand n’importe quoi! Des vampire albinos qui n’ont pas de canines disproportionnées, qui ne craignent pas la lumière du soleil (leur peau scintillante… grand moment de rigolade) et qui s’éclatent au base ball les jours d’orage…

Film à la mode dont l’existence n’est due qu’à une volonté de plaire aux tennagers qui vont faire dépenser de l’argent à leurs parents pour voir cette chose et acheter les goodies associés, Twilight cumule les défauts et le mauvais goût, utilisant des tubes FM à tout va (on en oublierait presque l’excellent score de Carter Burwell), prône des valeurs morales plus que discutables et ne va jamais au bout de quelques bonnes idées (la traque et le combat de la dernière demi-heure aurait pu être pas mal du tout mais sont expédiés en cinq minutes!). Les personnages les plus intéressants sont les seconds rôles qui ne sont absolument pas travaillés, les acteurs principaux font leur boulot de tête d’affiche mais autant Kristen Stewart est excellente (comme souvent) autant Robert Pattinson ne donne rien, il n’a aucune présence et se ferait presque voler la vedette par la biche qu’on voit à l’ouverture…
Ce n’est pas tant que le film soit nul, c’est juste qu’il est anecdotique, vain, inutile en fait.








[...] de Twilight ». En voilà une accroche pas vraiment rassurante. À cause de ce maudit Twilight on occulte les plutôt bons Thirteen et Les Seigneurs de Dogtown (et La Nativité également, mais [...]
[...] sauf que là c’est un essai de comédie romantique sur fond de super-héros en mode Smalville/Twilight. Pour faire simple, c’est un film sans grand intérêt, pas très bien fait, et qui ne [...]
[...] à travers le phénomène (agaçant mais c’est un fait : le public répond présent) de la saga Twilight une bonne occasion de se plonger pour la première fois dans le genre ou de ressortir de vieux [...]
[...] (et un peu racoleuse) mais c’est tout de même hallucinant! Robert Pattinson, la star de Twilight, un des acteurs les plus fades du moment, tiendra ce qui semble bien être le rôle titre du [...]
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[...] du vrai cinéma plutôt que de jouer dans les futures bouses Twilight 2 et 3… suites d’un des plus mauvais films de vampires de l’histoire du cinéma). Certes la relation entre Creasy et la petite Pita et mignonne tout plein, plutôt réaliste mais [...]
[...] Thirst, la série True Blood…) et le pire du pire (Blood the last vampire et l’immonde Twilight). C’est quand même intéressant de voir le grand public se ruer sur ce genre de film (en [...]