Review
The Majestic restera toujours un exception dans la filmographie du réalisateur des Évadés qui pour son dernier film en date, une fois de plus, adapte un livre Stephen King… et livre un film très étonnant, un film de monstre, genre délaissé depuis longtemps par les bons réalisateurs (dernier grand film du genre, The Host) tout en dévoilant une véritable déclaration d’amour à tout un pan du cinéma fantastique. On le comprend dès la première scène avec la présence des affiches de The Thing de Carpenter et du Labyrinthe de Pan (autre déclaration d’amour à tous les monstres), celà ne fait que se confirmer par la suite. Un vrai film fantastique fait par un amoureux du fantastique, et qui aura été assassiné par les distributeurs lors de sa sortie avec seulement 40 salles en France… ah mais le même jour sortait la niaiserie de Danny Boon avec des ch’tis dedans, c’est beau un pays qui aime le cinéma… séance réhabilitation pour une oeuvre qui le mérite!
The Mist s’inscrit une certaine tradition du film d’horreur et semble hors du temps. A la croisée d’une mise en scène toute droit venue des années 50 (Hawks, Siegel…) et d’une thématique qu’on pourrait rapprocher du cinéma de Romero ou Carpenter des années 70/80, avec un discours social et une analyse comportementale omniprésents et métaphoriques. Ce n’est donc pas un hasard que la quasi totalité du film se déroule dans un supermarché, symbole ultime d’un consumérisme outrancier (car malgré les touches nostalgique, l’action se situe bien dans un environnement contemporain), et le vase clôt que constitue ce commerce devient le cadre parfait pour une étude de caractères, la proximité et la peur transcendant complètement le moindre comportement.

Bien entendu tous les ingrédients sont là pour tomber dans les clichés et c’est malheureusement le cas, c’est bien un des seuls défauts du film que de ne montrer que des personnages stéréotypés au possible, mais qui finalement ne sont qu’un échantillon du monde extérieur. Et cet extérieur parlons-en justement. Utiliser un brouillard dans un film d’horreur atteint toujours son but, créer l’angoisse et le mystère. Ca fonctionne très bien ici et renforce l’impression de menace voir de terreur qui s’installe peu à peu dans le supermarché, et visuellement c’est vraiment beau. Mais on comprend assez vite que ce brouillard n’est pas naturel et qu’il est peuplé de créatures plutôt pas naturelles non plus et surtout pas très sympas.
Darabont se fait plaisir avec un bestiaire qui parfois semble venir de chez Lovecraft, il est généreux sur les attaques tantôt hors champ tantôt plein cadre, avec quelques effets gores bien sentis. Mais ces créatures sont aussi le plus gros défaut du film, les SFX sont minables, les incrustations affreuses… La version en noir et blanc cache sans doute la misère mais en couleurs, ça pique les yeux. C’est vraisemblablement un budget un peu serré qui en est la cause… c’est un peu dommage car comme on ne croit pas aux effets on a du mal à croire à la peur… mais à côté de ça, on a droit à de belles scènes toujours mises en scène avec classe malgré l’utilisation de la caméra portée. La recette n’est pas nouvelle mais pourquoi changer quand ça fonctionne? On peut très bien encore aujourd’hui réaliser un film d’horreur avec une réalisation classique! La preuve, ce film est l’un des tout meilleurs depuis longtemps.

Les attaques sont bien sauvages et surtout le casting a été très bien fait. Thomas Jane prouve une fois de plus que quand il est bien dirigé il peut être excellent, et tous les seconds rôles autour de lui sont très convaincants. Et bizarrement à la fin on en vient à regretter que le film en soit pas plus long… en effet l’influence de l’intégriste religieuse sur un cocon de population apeurée est très crédible (symbole de l’influence de la religion sur un peuple en perdition) mais ça se passe beaucoup trop vite!
Et pour finir, Darabont a osé une fin géniale, pessimiste, nihiliste… des fins comme ça on n’en voit quasiment jamais dans le cinéma US et c’est à saluer!! The Mist est un très grand film de monstre, qui souffre de quelques défauts qui l’empêcheront sans doute d’atteindre le statut de classique (en particulier ses SFX râtés), mais qui renoue avec un cinéma fantastique old school. Un excellent moment de cinéma!







J’ai adoré The Mist qui est un très bon film fantastique. Il m’a fait pensé à The Fog (de John Carpenter), à un épisode de la série « La Quatrième dimension », ou encore au film Silent Hill. La mise en scène de Darabont est efficace, le scénario sans temps mort, et les acteurs excellents. J’ai particulièrement apprécié les prestations de Laurie Holden (qui était dans The Majestic de Darabont, dans Silent Hill ou plus récemment dans la série « The Walking Dead ») et Toby Jones. The Mist est un film à voir absolument.
[...] mais Thomas Jane, malheureux interprète du Punisher version 2004 (mais bien plus heureux sur The Mist par exemple), est également aspirant réalisateur depuis quelques années. En 2000 il signait son [...]
OH oui, un excellent film que celui-là : j’avais quelques appréhensions au début, mais une fois le film lancé, je ne l’ai pas quitté. Les bestioles à la Lovecraft m’ont assez convaincue ( surtout la dernière gigantesque ), le brouillard est plus qu’efficace, et la fin… rien à dire, comme je les aime <3
C'est surtout pour Laurie Holden que j'ai voulut voir ce film, car depuis Silent Hill ( que j'ai personnellement adoré, autant pour l'atmosphère plus que fidèle à la série des jeux que pour l'ambiance en générale, car Gans a quand même prit quelques libertés ), j'ai envie de voir ce qu'elle vaut. Je cherche et cherche encore des films semblables à Silent Hill et The Mist, justement pour cette ambiance apocalyptique et horrifique qui me fait tout simplement rêver… non je ne suis pas schizo voyons !
[...] à un autre point noir, le casting. Thomas Jane peut être un très bon acteur (la preuve dans The Mist) mais malgré la fonte qu’il a du soulevé il n’a pas le physique de l’emploi, [...]
[...] devenir traverser cette zone dévastée, ce nouvel écosystème, on pense bien plus à la Route ou the Mist qu’à District 9, définitivement. Le premier pour sa noire mélancolie dans un décor [...]
@Patior: J’avais fait la connerie de prendre le blu-ray français et du coup j’ai pas la version n&b mais je suis sur qu’elle passe bien mieux au niveau des SFX! Et la fin ouais on est d’accord, elle est magnifique!
Je l’ai vu en version couleur au cinéma, puis sur le dvd en noir et blanc : les effets semblent plus adaptés, et ajoutent un peu de drame en version sans couleurs. Et c’est surtout vrai dans le rendu du brouillard.
La dernière scène est… superbe, le final de la question du film, à savoir qui est le monstre, l’humain où la bête, et surtout la musique ‘host of seraphin’.
[...] ça saoule vite. Un autre bon point vient de la présence de l’acteur William Sadler (vu dans The Mist) et sa folie furieuse contenue. Le final vient boucler le film de bien belle manière, après le [...]