Review
3ème film de la cuvée 2008 chez Johnnie To, après le sympathique Triangle et l’excellent Mad Detective, The Sparrow prend le spectateur par surprise, car après une année 2007 avec 3 films majeurs (Exilé et le diptyque Election) on peut dire qu’il s’est reposé.

Sparrow est loin d’être un mauvais film, c’est simplement qu’il est tellement léger comparé à d’autres œuvres du réalisateur qu’il ne faut pas trop en attendre. Coincé dans sa filmographie entre ses néo-polars et ses comédies, Sparrow est une sorte d’hybride où les gangsters sont remplacés par des pickpockets et où les flingues laissent leur place à des parapluies…
Niveau mise en scène, c’est tout de même la grande classe, To est un esthète et il le prouve encore une fois après Exilé (esthétisation à outrance pour très grand polar). Sa mise en scène élégante nous rappelle au souvenir de films des années 50 ou 70, on pense même à Thomas Crown dans l’esprit. Tout y est raffiné, Simon Yam (dont la 1ère scène semble hors du film) ressemble à une réincarnation de Fred Astaire, tant il semble plus danser que marcher. To fait une nouvelle déclaration d’amour à sa ville, Hong Kong, et nous en offre une vision plutôt inédite tant elle diffère de ce qu’on peut voir dans les habituels polars HK. Les personnages sont souriants, se baladent en vélo… Tout cela est vraiment surprenant, limite fleur bleue bien qu’agréable.

Le scénario tient sur un ticket de métro, renforçant l’aspect « expérience visuelle ». On a droit à de très belle scènes (surtout une, dans l’ascenseur, super bien construite), et comme d’habitude un climax magnifique. Ce duel entre les 2 bandes de pickpockets est vraiment formidable, intelligent et bien monté. La musique est sympa et colle parfaitement à la légèreté de l’ensemble. On regrettera que les seconds rôles soient un peu délaissés, même Kelly Lin et son personnage ambigu n’est pas suffisamment exploitée.







[...] il y a dans Vengeance quelque chose de fascinant. On avait quitté le réalisateur sur Linger puis Sparrow, deux films plus que légers après 5 oeuvres noires et presque toutes essentielles (Election, [...]
[...] radicalement de l’autre film récent abordant le sujet de ces voleurs virtuoses, Sparrow de Johnnie To, bien plus [...]
[...] pas au maximum et il prend un peu trop la pose. C’est Simon Yam (Election, Filatures, Sparrow… en flic revanchard et mourant qui lui vole la vedette. Avec en face un Sammo Hung (Eastern [...]
[...] qui vient imposer son style. Cela se traduit par la musique de Xavier Jamaux (déjà en poste sur Sparrow et Mad Detective) et le montage de David M. Richardson, deux grands habitués de l’écurie [...]