Critique
Plus de doute, la valse des films de l’été bat déjà son plein. Après l’Agence Tous Risques et avant the Expendables, ce ne sont pas moins de 3 films bien badass et bourrés de testostérone qui vont accompagner nos passages dans les salles obscures pour échapper à la canicule qui guète. Le film de Carnahan remplissait parfaitement son contrat, qu’en est-il du bébé du couple inédit Rodriguez/Antal? Officiant officiellement dans le rôle de producteur, Robert Rodriguez s’est pourtant fait le porte-parole exclusif de cette renaissance de la franchise Predator. On s’imagine à quel point le réalisateur de Motel et Blindés s’est vu relayé au rang de simple yes-man et on irait presque jusqu’à prendre de gros paris sur l’implication de Rodriguez dans la mise en scène de plusieurs séquences. Qu’on aime ou pas la mariachi d’Hollywood, personne ne pourra jamais lui reprocher de ne pas tout faire pour donner du plaisir à son public. Desperado, une Nuit en Enfer, Sin City, le cinéma jubilatoire est son domaine de prédilection et en plus d’être un technicien de talent c’est un cinéaste généreux (sauf quand il récupère pour lui tout seul les crédits d’une équipe technique complète). Et on peut dire qu’à son annonce de relancer la saga Predator, un mélange d’excitation et d’immense appréhension s’est installé. Predator de John McTiernan est un modèle d’action et de survival, un huis clos à ciel ouvert mis en scène à la perfection et à l’ambiance tendue comme un string qui, 23 ans plus tard, n’a rien perdu de son efficacité. Il en faut du talent pour pondre une suite/reboot qui soit au niveau, et ni Antal ni Rodriguez n’ont le talent du grand McT.
Rodriguez a toujours clamé haut et fort qu’il n’existait pour lui qu’un seul film Predator, le premier. Exit donc les évènement du gentil nanar post-nuke plutôt jouissif Predator 2 de Stephen Hopkins, aux ordures les catastrophiques cross-over Alien vs. Predator qui ont failli enterrer pour de bon les deux franchises les plus intéressantes de la Fox. On repart de zéro ou presque, les évènement de Predators se situant x années après ceux de Predator auquel le film va longuement faire sa révérence. Une bande de bidasses venus de tous horizons, des gros durs dont une guerrière et un médecin tout frêle, est parachuté en pleine forêt façon Cube, sans repères et sans savoir où ils sont et ce qu’ils doivent faire. Et là c’est un peu le bonheur, car c’est le retour dans la jungle et que c’est là que s’exprime le mieux le caractère de prédateur de ces extra-terrestres à casque de rasta. Et si l’introduction parait au premier abord légèrement laborieuse, elle permet au moins de poser des bases de personnages solides pour mieux exploiter leurs failles ensuite.
Ces personnages justement, il faut avouer qu’ils en imposent! S’ils correspondent en tous points aux clichés de leurs communautés respectives, ils ont de vraies gueules de héros de série B, pas vraiment des gueules de porte-bonheur donc. Ainsi on y croise un chef de gang mexicain, un militaire russe, un mercenaire ricain, une soldate israélienne, un prisonnier, un mercenaire sauvage de Sierra Leone et un yakuza en costard (pratique en forêt et dans la boue). Le gros point fort du film est qu’il ne s’embarrasse d’aucun message en filigrane ou second degré. Peu d’humour, sauf très involontaire lors des séquences avec un Laurence Fishburne déjà grand favori des prochains Razzie Awards et qui livre sans doute la performance la plus ridicule de sa carrière (il faut le voir pousser sur sa voix pour bien comprendre l’ampleur du désastre!) alors qu’il avait le rôle le plus intéressant sur le plan thématique. Bien entendu on nous balance une légère réflexion sur les rapports conflictuels qui se créent en pleine tension dans un milieu hostile entre des brutes mais ça reste du niveau de l’anecdote. Non Predators, et c’est tant mieux, est une simple chasse à l’homme. En cela il reprend plus ou moins le fil narratif du premier film jusque dans un final presque copié/collé mais en moins bon tout de même, largement moins bon.
Sur un mode de survival digne d’un jeu de télé réalité avec élimination progressive des participants, Predators est finalement très classique dans sa construction. Assez violent sans pour autant être vraiment gore, bénéficiant d’une belle ambiance oppressante et d’un ton résolument badass obligatoire étant donné la carrure des personnages, le film rassure d’un côté en même temps qu’il déçoit. Car ne nous leurrons pas, ça fait plus de 20 ans qu’on attend le vrai retour des predators à l’écran et on a tous forcément placé bien trop d’espoirs dans ce retour aux sources. Et avec toute la générosité dont fait preuve la team à Rodriguez, on reste sur notre faim. De la part des « troublemakers » on était en droit d’attendre une grosse dose de folie, jamais vraiment présente. En lieu et place de ce qui aurait rendu le film ultra jouissif et forcément culte, on a droit à quelque chose de très carré et formaté comme une grosse production. On avait presque oublié que ça en était une, mais on nous le rappelle assez vite. Réalisation plate et sans âme, un peu molle même, c’est la mauvaise surprise du film. Antal fait le boulot sans forcer, en bon yes-man sur un blockbuster.
On se plait à rêver de ce qu’aurait fait Rodriguez s’il avait été seul à la barre, sans rien déléguer et en ayant le final cut, mais ce n’est pas le cas. À trop déclarer sa flamme au film de John McTiernan Predators se perd un peu en références parfois maladroites. Ainsi si on prend un pied monstre quand résonne les notes du thème d’Alan Silvestri superbement repris par un John Debney en grande forme, il n’en est pas de même quand Adrien Brody adopte la posture boueuse du massif Arnold Schwarzenegger. L’acteur a beau avoir soulevé pas mal de fonte, il n’a pas forcément le physique de l’emploi et surtout il lui manque le charisme bestial du governator! Reste que dans l’ensemble le casting assure pas mal en zone de guerre, qu’ils héritent tous de punchlines déjà cultes, que les predators sont toujours aussi impressionnants et que le film remplit plutôt bien son contrat. Du côtés des agréables surprises, quelques scènes mémorables comme le duel entre le yakuza et un predator qui semble tout droit venir d’un chambara ou quelques moments de pure violence animale. Au final c’est un sentiment mitigé, on sent que le film a été fait avec respect et cherche à rendre hommage au chef d’oeuvre original mais il se retrouve engoncé dans un manque d’ambition et de folie qui en aurait fait une grosse série B énervée. C’est bien une série B, mais bien trop sage.








[...] Voilà, Primal ce n’est pas bien et c’est même loin d’être du niveau du Predators de Nimrod [...]
Non, pas seduit meme si le film se laisse regarder, ne serait-ce que pour les scenes d’action…je suis pas un grand fan des predators ou AvP, mais disons amateur quand meme je les ai tous vus….eh bien ce qui me dérange ici, c’est la fin toute pourrie en queue de poisson, comme si les gars étaient tombés à cours d’imagination à 3 min de la fin…perso pas envie de philosopher sur les fins possible d’un tel film…qui crèvent ou qui s’en sortent, mais quelquechose tout meme(meme si on est en droit de se dire qu’ils sont mal barrés s’ils ont re une série de trois predators à tuer…)à moins bien sur qu’un jour sorte une suite directe à l’histoire, mais j’en doute fort…donc je vais etre méchant, pas plus de 5/10, donc 3 points en moins rien que pour cette fin pérave…enfin c’est cque j’en pense
je suis un grand fan de la serie predator , javais ete « un peu » déçut des AVp, mais ce nouvelle opus est vraiment extraordinaire, bien sur ont aurais voulu + mais c difficile de ce battre avec un classique du film fantastique, pour moi 18/20
Vu hier, premiere seance, j’allais pas louper ca.
) m’a pas fait super tripper au final, on aurait pu en rester a l’original. C’est aussi la qu’on se dit que meme le premier, il ya 23 ans, etait deja genial niveau effets speciaux.
Je suis pas deçu. J’attendais pas un chef d’oeuvre mais on sent les mecs qui aiment le mythe.
C’est respectueux du premier, ptet trop prendant un certain temps. SFX et costumes bien foutus, l’arrivée du nouveau genre de predator (pas tres beau mais c’est relatif
Predators n’invente rien, certes mais se laisse regarder avec plaisir. Il manque un poil de description dans les personnages, on aimerait en savoir un peu plus sur chacun. Oui on connait leur « metier » mais ca manque d’epaisseur.Dans le premier, on s’attachait plus (Le black et l’Indien, jesse Ventura et sa sulfateuse, m’ont plus marqué).
La revelation de la fin sur Topher grace est un poil telephonée, dommage, Fishburne en fait un peu trop, Brody m’a surpris par contre, plutot pas mal a part ce coté « moi je sais tout ».J’avais just epeur qu’il nous refasse le coup du cache-cache dans la boue. La nana me faisait penser a celle du premier physiquement par contre. Voulu ou pas, je ne sais pas. Ptite reference furtive au premier, ca suffit.
Donc au final, bon prolongement du premier mais ca manque un chouilla d’audace, comme tu le dis dans ta critique. mais bon c’est deja mieux qu’AvP. et puis entendre le theme musical de Predator au ciné, ca le fait !!!
genre 7,5/10
Si tu me dis qu’il y a Cillian Murphy dans le tas, je suis proche du massacre (et tu remplaces la pelle à Nolan par une pelle à Murphy)(double-effet bisounours).
T’inquiètes pour les bisounours, je n’ai jamais aimé (moi, j’étais beaucoup plus Chevalier du Zodiac quand j’étais gosse)(et Sailor Moon aussi, mais bon, voilà quoi). J’adore cette idée de l’arc-en-ciel, sache que je te la pique éhontément, je risque de l’utiliser souvent sur Ant Hill (tu connais le forum de Bruce?).
Je sais, je sais, je devrais essayer « Toy Story ». Mais pour l’instant, je n’ai tellement pas envie que si je le regarde, je ne vais pas aimer, juste pour avoir raison (oui, c’est le règne de la mauvaise fois chez moi).
@Cachou: Oh ben zut c’est pourtant vachement bien Toy Story!
Et oui je vois Nolan, DiCaprio, et quasiment toute l’équipe en fait
Et désolé pour l’histoire des bisounours, j’espère qu’il t’en reste pas un en peluche quelque part (re-désolé)
Tu vas me détester mais je n’ai vu aucun « Toy Story » (et je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas envie d’en voir). Vance a failli me taper quand j’ai dit ça, et pourtant c’est Vance ^_^.
Bon, au moins, celui-là sera à la hauteur de mes espérances! (rôôôh, tu vas voir Nolan?!? Tu peux lui demander s’il ne veut pas m’épouser? Juste un tout petit peu?)(ou alors tu lui roule une grosse pelle de ma part)(au choix)(purée, la chaleur, ça a des drôles d’effets sur moi)(ou c’est plutôt ton histoire de bisounours je crois).
@Cachou: Ben si y’a aussi Toy Story 3 cet été qui est sublime!!
Inception oui je l’ai vu (une fois hier et une fois ce matin), va voir sur la page d’accueil c’est mon dernier article et c’est de loin un des meilleurs films de l’année. Et là je vais frimer un peu mais tout à l’heure je vais voir l’équipe du film :p
Ben zut. C’était un de mes (maigres) espoirs de l’été ce film (je vais pleurer tellement il n’y a rien à se mettre sous la dent)(non, je ne vais pas aller voir « Tournée », j’ai énormément de mal avec l’acteur principal)(je sais, mais bon, ça ne s’explique pas ces trucs-là…).
Je vais me rabattre sur « Inception » alors… (tu l’as déjà vu?)
@Wade: C’est assez formaté en effet… petite déception quand même mais pas si honteux que ça non plus
@alexandre: Euh… t’as vu ça où que je trouvais que le 1er Predator est un film juste bourrin?? Non parce que c’est pas vraiment ce que je pense en fait
Tu décris le 1er Predator comme un film bourrin et sans grand fond et te réjouit de la simplicité de ce volet. Je ne suis pas d’accord, et plutôt que d’argumenter avec mes mots (je suis fatigué) je te retranscrit ce que m’a écrit un pote cinéphile (le genre je fais un master pointu sur La chinoise de Godard et ce genre de choses) qui résume bien les choses :
» McTiernan est un cinéaste étonnant. N’oublions pas qu’il cite Le Septième sceau de Bergman dans un autre beau film, très fin lui aussi, et toujours avec Schwarzie : Last Action Hero.
Pourquoi « très fin », Predator? Parce qu’il commence par se donner des airs de gros film débile pour mieux déjouer ensuite les attentes du spectateur. Parce que le monstre est une très belle invention. Parce que, pour la première (et unique?) fois peut-être, Schwarzenegger a peur. Parce qu’il ne gagne pas vraiment à la fin. »
ça résume bien les choses à mon avis.
Je suis méfiant depuis L’Agence tous Risques… J’étais bien motivé à aller le voir au ciné, mais j’ai peur de tomber sur un pur produit formaté…
@foxprime: Dernier paragraphe = conclusion (plus ou moins), c’est magique!
Bien que lire ne soit pas vraiment une activité épuisante
Il manque un bref résumé pour celui qui a la flemme de tout lire, comme moi