Review
Cette année à l’Étrange Festival il y avait 2 films en particulier qui pouvaient vraiment titiller notre curiosité longtemps avant de les voir. 2 films qui ont souffert d’interdictions et censures diverses et variées et qu’on attendait autant qu’on redoutait. Le premier c’était A Serbian Film, pétard mouillé sans intérêt, et le second L.A. Zombie, du nouveau pape du trash au cinéma, Bruce Labruce. À en croire les amateurs, le bonhomme n’est pas qu’un simple provocateur et peut même être considéré comme un auteur, et ses films aux titres évocateurs, de No Skin Off My Ass à the Raspberry Reich en passant par Hustler White, valent soit-disant largement le coup d’oeil. Pourquoi pas. Mais découvrir l’univers de Bruce Labruce, qui poursuit après Otto; or, Up with Dead People ses histoires de zombies gays avec L.A. Zombie est une erreur terrible et une expérience de non-cinéma dont on se serait bien passé. Ses films précédents sont sans doute intéressants mais celui-ci est une purge immonde, du genre vraiment atroce à tous les niveaux. Comme quoi, quand on croit avoir déjà vécu le pire dans une salle de cinéma, la médiocrité de certains « artistes » nous rappelle qu’il y a toujours plus mauvais. Et L.A. Zombie est sans doute le film le plus nul qui soit passé un jour devant les yeux de votre pauvre rédacteur, et pourtant on en a vu des daubes! L.A. Zombie c’est un peu le guide parfait de tout ce qu’il ne faut pas faire au cinéma. À noter que la version diffusée au Festival a été coupée de très nombreuses minutes et de la majorité des scènes de cul. Ah oui, car c’est également sensé être un porno gay.
Une fois arrivés au terme des soixante-trois petites minutes du film, une question nous taraude: mais qu’a voulu raconter Bruce Labruce? Car L.A. Zombie n’est qu’une pompeuse répétition de scènes qui virent rapidement à la blague potache, et ce du début à la fin. On suit l’errance dépressive d’un clochard à la tonsure étrange qui rencontre des gens bizarres en poussant son caddie ou en trimbalant ses sacs plastiques et qui traîne inlassablement ses baskets pourraves. En parallèle un type avec un maquillage type commando en mission camouflage et une dentition démesurée assiste à toute une série de décès atroces et vient nettoyer le bordel en réveillant les morts. C’est là que ça devient comique car il a une technique bien à lui pour ramener les défunts à la vie. En effet, étant donné que la créature bizarre est généreusement membrée, il lui suffit d’introduire son gros gourdin dans les blessures des cadavres pour les ramener à la vie. Magique! À mourir de rire aussi, car entre éjaculation faciale de sang et fellations sur ce membre crocheté on en a pour son argent, sauf que tout ça tourne sévèrement à vide.
Il s’avère que le titre est bien utile car autrement on n’aurait jamais deviné que ce personnage était un zombie, et le suivre dans ses déambulations dans un Los Angeles presque désert ennuie au bout de cinq minutes. Mais on espère toujours que le film va s’envoler, qu’on va avoir du cul ou un brin de folie. Sauf que non, jamais, Bruce Labruce se la joue Gus Van Sant du pauvre et ne livre rien d’autre qu’une sorte de film de vacances où on glisse sur des bâches en plastique tachées de sang, où on passe son temps à se tripoter la nouille et à se pisser dessus dans des déguisements SM. Le spectacle est littéralement affligeant car il ne raconte absolument rien. Tout cela ne serait qu’une métaphore? Comme si les zombies de Romero étaient devenus des homos bodybuildés symboles d’une société dépravée en perdition? On a du mal à le croire tant les errances de ce zombie là manquent cruellement de profondeur.
Succession de scènes débiles qui peuvent faire rire au 10000ème degré pendant les premières minutes, L.A. Zombie finit pourtant par agacer. Si Bruce Labruce avait au moins quelque chose à raconter, mais non il n’y a rien. Et ce n’est certainement pas la mise en scène qui rattrape les choses. Shooté à l’arrache dans une HD juste dégueulasse, le film laisse parfois voir quelles sont les ambitions formelles du réalisateur, pendant 2 minutes. Le reste du temps c’est du grand n’importe quoi, du boulot d’amateur indigne d’un mauvais étudiant. Aucune application dans les cadres, une lumière affreuse, une musique agaçante, le constat est déjà lourd. Mais on enfonce encore le bouchon avec un montage stupide qui voit toutes les séquences se retrouver à une place qui n’est certainement pas la leur. On alterne jour et nuit sans raison, les faux raccords ne se comptent même plus, formellement c’est une catastrophe. On peut également y ajouter le jeu des « acteurs » tous plus lamentables les uns que les autres. Pour la plupart ils n’ont aucune ligne de dialogue car quand ils ouvrent la bouche c’est pour attraper le gros machin de François Sagat, l’icône du porno gay objet de toutes les convoitises, mais les quelques séquences dialoguées font juste pitié.
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Je m’en veux tellement de ne pas avoir vu tous les films de tous les réalisateurs du monde et de ne parler que de la version qui m’a été montrée…
Elle n’est pas très intelligente votre réponse non plus vous ne trouvez pas ? « Joséphine ange gardien »… déjà ce n’est pas du cinéma mais une série tv et si vous y trouvez une seule qualité de réalisation ça explique mieux que vous passiez à côté des expériences de Bruce LaBruce.
De plus je relève aussi que vous avez vu la version « festival » du film, à savoir amputée de ses scènes de sexe (ce qui est tout de même l’intérêt d’un porno). Soyons sérieux jusqu’au bout et reconnaissez qu’il existe des films bien pire que celui-là, qui a au moins le mérite de proposer une vision différente du 7e art, même si je reconnais qu’il est parmi les moins bons de l’auteur que, effectivement, beaucoup de gens considèrent comme tel.
« Le film le plus nul », comme vous y allez. Si vous n’avez vu qu’Otto vous avez surement été étonné de sa conception du cinéma puisque vous vous basez sur « sa réputation » dont il serait indigne (comment peut-il être indigne d’une réputation qu’il s’est lui-même forgée et qui le dessert bien plus qu’elle ne l’aide ?) et sur ce qu’en disent les amateurs… Vous ne connaissez donc pas le cinéma de Bruce LaBruce et c’est tout à fait votre droit (je ne vous recommande donc pas son diptyque sur les skin heads en DTV) mais gardez à l’esprit, tout de même, que LA Zombie est un porno et repensez à votre phrase laissant entendre que c’est le plus mauvais film jamais tourné… Considérons donc HPG, Jonnhy B.Root et les autres comme des réalisateurs de cinéma et essayons de voir ce que eux on apporté à cet art…
Il est un peu bête votre commentaire vous ne trouvez pas ? Sous prétexte que Bruce LaBruce a fait des bons films, voire très bons (vu Otto, formidable) il faudrait passer sous silence que celui-ci est nul ? Soyons sérieux. Il y a plus de cinéma dans n’importe quel épisode de Joséphine ange gardien que dans cette horreur…
ben déjà, parler de Bruce LaBruce en reconnaissant dès le début du papier qu’on ne connais rien à son oeuvre c’est un peu léger. Ok LA Zombie n’est pas son meilleur film (et il en a fait de très bons à commencer par no skin off my ass qui est l’une des meilleures réalisations intimistes de ces 20 dernières années, Otto qui est superbement poétique ou encore la comédie romantique Hustler white) mais dire que c’est le pire film tourné (sans avoir vu la version originale mais celle amputée des scènes de sexe-gore) c’est un peu injuste surtout quand on trouve que guy ritchie est un réalisateur (par exemple). Il va falloir découvrir autre chose au cinéma que les films bien propres qui vous serve une histoire convenue… et l’auteur de ce site se targue d’aimer « les séries B a tendance bourrin »… il faut grandir les mecs et chercher ailleurs ! Bruce LaBruce ne vous a pas attendu pour révolutionner le cinéma gay à sa façon, qu’on aime ou pas on peu au moins respecter un regard différent sur le cinéma, ce qui n’est pas le cas de tous.
J’ai aimé la zik. Pour le reste je suis on ne peut plus d’accord. Une ignoble merde (j’ai vu la version Hardcore, qui plus est).
Wheuow, si le réalisateur ne voulait pas que l’on voit son film, avec cette bande-annonce, c’est réussi !
De toute façon, rien que le » synopsis » de ce machin donne envie de se mater Harry Potter et la Coupe de Feu…
@bankai972: Ptain moi je rigolais pas vraiment devant le film… enfin un peu au début mais après… :/
@wildside: Ah ben c’est un ensemble ^^
@Mister3ZE: Je t’avoue que moi non plus je l’ai pas regardée en entier! Mais bon vla le film de merde…
Même pas eu le courage d’aller jusqu’à la fin de la bande annonce tellement elle m’a saoulée…
meme la bande annonce et mauvaise
Lol, j’ai vu que le « en bref », mais je suis mort de rire rien que d’imaginer le film!