Review
Il y a certains films qui feraient un excellent support d’étude pour des sexologues au moment de répondre à la question récurrente: faut-il réaliser ses fantasmes? C’est le cas d’Expendables : Unité Spéciale. En deux films étalés sur quatre ans la légende Sylvester Stallone avait opéré ce qui restera comme un des plus beaux revival devant comme derrière la caméra. Rocky Balboa venait clore une longue fresque dans l’émotion sincère tandis que John Rambo était un modèle d’actioner bourrin à souhait et hyper généreux pour les amateurs de sang et de testostérone. Fin 2008 quand Sly annonce vouloir réaliser un film d’action en hommage à toutes les séries B sévèrement burnées et un peu cons des années 80, avec en tête un des castings les plus fous jamais réunis et avant même de voir la première image de ce projet dingue, c’était un vieux fantasme qui prenait vie. L’ambition était folle, rassembler dans un vrai film (car Stallone a montré qu’il était capable de faire du vrai cinéma) tous les action heroes des 80′s à aujourd’hui, et pour quiconque a grandi en s’abreuvant aux Commando, Rambo, Die Hard et autres, l’attente ne pouvait qu’être immense. On passera rapidement sur l’absence des Van Damme, Seagal ou Norris, qui avec le recul ont peut-être eu de la chance ou ont fait le bon choix de ne pas s’embarquer là dedans mais Expendables : Unité Spéciale, et c’est un véritable crève-coeur que de le dire, est une déception à la hauteur des attentes, c’est à dire très grosse. Cela ne veut pas dire que tout y est mauvais, loin de là, mais il est clair qu’alors que ses deux précédents films ont été faits avec le coeur et les tripes Stallone a réalisé celui-ci en ne quittant jamais son portefeuille des yeux. Quel dommage!
Expendables : Unité Spéciale est clairement un film schizophrène. D’un côté on a la réunion de grosses brutes qui ont l’air de bien s’amuser ensemble, un scénario prétexte à tout faire péter dans tous les sens et de l’action à revendre. Mais de l’autre on trouve des ambitions de faire quelque chose de sérieux, qui ne dépasse surtout pas du cadre et qui surtout doit remplir le tiroir-caisse. Ces deux approches diamétralement opposées n’ont de cesse de se télescoper du début à la fin du film qui ne trouve jamais vraiment son identité propre. Ainsi là où on n’attendait qu’un bon gros film bien bourrin et décérébré on retrouve certes un spectacle majoritairement crétin mais qui se retrouve bien trop souvent parasité par des tentatives de faire dans de l’émotion bien trop artificielle pour convaincre. Le sous-texte traitant du vieux héros fatigué est bien présent, celui d’un passage de flambeau entre la génération Stallone et la génération Statham également, mais relativement mal traité, tout comme une dose de romantisme à deux balles abordée avec une maladresse évidente. Autant faire l’impasse dessus tant cela n’apporte absolument rien si ce n’est une bonne dose d’ennui.
Car oui, la véritable et très mauvaise surprise elle est là: on trouve le temps long. Avec 1h45 au compteur on pouvait presque s’en douter mais c’est flagrant, le rythme souffre terriblement de moments de creux insupportables. Tout ce qu’on lui demandait c’était de faire vibrer notre fibre nostalgique, de nous faire mouiller le caleçon en nous montrant nos icônes se foutre sur la gueule et balancer des punchlines qui auraient fait fureur dans les cours de récré des années 80. Pourquoi vouloir en rajouter dans le pathos foireux? le résultat est sans appel, passée une introduction savoureuse avec l’équipe au complet et avant le final ultra jouissif qui nous rappelle à quel point Stallone aime tout faire exploser, les bâtiments comme les personnages, on compte les vrais moments de bravoure sur les doigts d’une seule main. Expendables : Unité Spéciale n’est finalement pas le film de groupe attendu, il est essentiellement centré sur le couple maitre/élève Stallone/Statham, souffre d’une overdose de private jokes et LA scène tant attendue entre les 3 monstres sacrés Sylvester Stallone, Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger vire rapidement à la grosse blague bien lourde même si le plaisir de les voir réunis dans un même plan est immense.
Toutefois tout n’est pas noir comme on l’a dit plus haut. Expendables : Unité Spéciale distille une bonne dose d’action bien bourrine et de fun décomplexé, même si cela est trop rare. Une poignée de séquences géniales pendant tout le film, de gros moments de vide, mais surtout un final assez démentiel qui s’étire sur une bonne demi-heure. À une poignée de mercenaires contre plusieurs centaines de soldats latinos, on en a pour son argent niveau explosions en tous genres et bodycount qui atteint des sommets. Donc oui de l’action il y en a et les séquences sont même plutôt bien construites sauf qu’on en vient au très gros défaut du film, son montage. Car si Stallone ne fait pas vraiment de miracle à la mise en scène, c’est même assez décevant, il semblerait que le monteur ait abusé de substances psychoactives excitantes quand il était devant sa table. Le résultat est souvent illisible. Quand c’est pour masquer des performances physiques en retrait de certains acteurs ça se comprend mais quand il y a à l’écran un acteur martial du calibre de Jet Li, en forme, et qui voit toutes ses chorégraphies massacrées par un montage plus épileptique que cut, on a envie de crier au scandale!
Pour le reste Stallone a beau tenir la forme il a l’air de plus en plus fatigué, Statham bénéficie de son physique imposant et de sa classe naturelle, Jet Li hérite du rôle du petit chinois de service, Rourke fait de la figuration dans un rôle entre le gipsy crade d’Iron Man 2 et l’introspection façon the Wrestler, Randy Couture et Steve Austin sont toujours aussi impressionnants, Dolph Lundgren est même surprenant avec l’âge même si son rôle n’est qu’accessoire… rien de bien transcendant si ce n’est la prestation délicieuse d’Eric Roberts qu’on ne se lassera définitivement jamais de voir à l’écran.









[...] les deux mastodontes. De telles promesses pouvaient déboucher sur une nouvelle déception façon Expendables, mais non. Justin Lin ne fait pas que relancer une franchise au point mort, il signe le meilleur [...]
ben voyons le film d’action ultime…..ok y-a pas d’images de synthèse y-a un bon casting mais le reste est à pleurer…..d’ennuis.
franchement si ils avaient foutus seagal et autres trouffinions de la même trempe ça aurait rien changer, ce film est un navet scénaristique aussi bon que l’agence tous risques.
en gros méchant, gentil, gonzesse plutôt bien fichus, traitrise boum boum panpan, aaarrrgggnnnn, je meurs!!!!
[...] aux British Independent Film Awards, devra composer avec un script de Dave Callaham (Doom, Expendables…), c’est la seule véritable crainte liée à ce [...]
[...] qui se voulait un modèle d’action hardcore. Vous pouvez lire la critique détaillée du film ici, aujourd’hui intéressons-nous au DVD que vient de sortir Metropolitan et qui une fois de [...]
Un très bon film qui a de quoi donner la branlée à un Predators mou du genoux, un prince of persia ayant plus de défauts que de qualités, un dernier maître de l’air vraiment ringard, une élite de brooklin soporifique et un choc des titans qui ressemble plus à un flop des titans…The expendables reste un film généreux en action; enfin un film avec de vraies scènes d’action et pas des trucs en images de synthèses avec des sauts à faire pâlir spiderman; avec de vraies explosions et toujours pas de trucs en synthèse, et malgré la faiblesse relative de scénario, on ne s’ennui pas. Et vu le nombre de merdes qui sortent au ciné, the expendables fait mesure d’exception tout comme Inception et ça ça nous amène un vrai bol d’air frais. Certains réals d’ailleurs devraient prendre des cours avec Stallone afin de pouvoir créer des scènes crédibles. Car contrairement à une critique précedente, Stallone en aucun cas ne prend la grosse tête, c’est même pas lui qui a les meilleures scènes de combat et met les protagonistes au même niveau. Donc merci a Mr Stallone pour son cinéma généreux, intègre et qui a le mérite de rendre justice au prix que je paye pour aller au ciné.
Si j’avais lu cette critique avant d’aller voir ce film je n’aurai pas perdu bêtement 2 heures.
L’histoire fait pleurer de rire, les scènes d’action sont à pleurer. c’est presque criminel de réunir autant de tête d’affiche pour leur faire jouer ça.
[...] n’est un secret pour personne, Expendables : Unité Spéciale, le rendez-vous manqué des action heroes d’hier et d’aujourd’hui, est sorti hier [...]
Non, pour moi, c’est le signe d’une ouverture et d’une capacité à évoluer. Parce que personne n’a la « science infuse » et que certains bons ou mauvais points ont pu être complément oubliés dans son propre avis.
Sinon, je n’emploie pas de terme insultant au-delà de celui que vous utilisez pour qualifier le réalisateur/acteur dont vous parlez. Je me suis juste permis de le reprendre pour exprimer un avis sur votre critique. Une critique ne sera jamais unanime et je respecte votre avis. Ce qui me fait bondir, c’est surtout de parler de reprendre la grosse tête alors que c’est un film clairement adapté à la testostérone et qui assume carrément son style « machiste ». Je ne sais pas combien de fois Stallone a du le dire avant la sortie du film.
@Tony Flavio: Vous vous trompez, avoir son avis influencé par d’autres est la preuve de ne pas avoir d’avis propre en fait.
Et pour dire les choses comme elles sont, ce que je méprise par dessus tout c’est l’emploi d’un ton insultant sous prétexte de ne pas être d’accord.
Bonjour,
Au moins sur un point, on sera d’accord, vous me faites rire également. Malgré tout, excellent dimanche à vous et bonne continuation (mauvaise idée au passage de se foutre de la critique des autres car elle peut faire évoluer son propre avis mais c’est un autre débat).
@Tony Flavio: Je vous remercie de vous soucier de ma tête, mais elle va très bien. Et je vous remercie de me faire bien rire en ce dimanche tout gris
Pour faire simple, je me fous royalement de l’avis des spectateurs, je suis capable de me faire mon propre avis sur un film. Vous avez aimé, tant mieux pour vous mais un film d’action d’1h45 avec 45 minutes de vide intersidéral et de tentatives d’émotion foireuses c’est loin d’être une réussite à mes yeux. Un casting comme celui là ça ne fait pas forcément un bon film, la preuve…
En grande partie, votre critique montre que vous ne comprenez pas grand chose au sens recherché par ce film. Pourtant, il atteint pleinement ses objectifs, à savoir : Un film d’action avec de vrais acteurs d’action, de l’action (le but principal), et un condensé du meilleur des années 80 (la vraie décennie action).
Je suis désolé, mais il faudra aussi un jour qu’on invente une critique de la critique… Vous ne ferez pas long feu non plus. Je précise aussi qu’il faudrait un jour que vous regardiez les avis spectateurs, qui sont toujours opposés au votre. Ça vous ferait le plus grand bien, car la plus grosse tête, c’est la votre ! Ce n’est pas Stallone qui vous critique mais bien vous qui le critiquez après tout hein, on est bien d’accord
@Wade: N’en attends pas trop… vraiment :/
Encore une déception pour un film estival? Je continue de croiser les doigts pourtant, l’affiche est trop alléchante!