Le Fondateur : les métamorphoses de Michael Keaton

de le 30/12/2016
 
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Revenu en haut de l’affiche grâce à Alejandro González Iñárritu, Michael Keaton se retrouve cette année en premier rôle dans The Founder, biopic ambitieux de l’entrepreneur hors normes qui a bâti l’empire McDonald’s. Un film atmosphérique qui permet à l’acteur de faire une nouvelle fois la preuve d’un immense talent et qui nous donne l’occasion de se pencher sur ses différentes transformations à l’écran.

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L’Enjeu de Barbet Schroeder (1998)

Dans ce thriller qui mêle drame médical et traque d’un tueur en série, Michael Keaton interprète Peter McCabe, le tueur en question, traqué par Andy Garcia. Tout en musculature, l’acteur impose sa puissance avec la dualité inquiétante de son physique. Le look de tueur psychopathe lui sied à merveille.

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Batman (1989) et Batman, le défi (1992) de Tim Burton

Une trentaine d’années après la version campée par Adam West, Michael Keaton va enfiler par deux fois la tenue de l’homme-chauve-souris  devant la caméra du génial Tim Burton. Il y incarne un Bruce Wayne/Batman qui parvient à exister face à une galerie de méchants tous plus impressionnants les uns que les autres et s’impose autant par son élégance que par sa carrure une fois le costume sur ses épaules.

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Beetlejuice de Tim Burton (1988)

Costume rayé, cheveux hirsutes, visage de mort-vivant… c’est évidemment Tim Burton qui donne à Michael Keaton l’occasion de se transformer de la façon la plus impressionnante qui soit. L’acteur se glisse à merveille dans la peau de ce personnage hors normes, complètement fou, sorte de Lucifer de conte de fées. Beetlejuice permet notamment à Michael Keaton de livrer une performance toute en hystérie et en folie furieuse pour donner vie à cet inoubliable fantôme.

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Beaucoup de bruit pour rien de Kenneth Branagh (1993)

Dans cette adaptation de Shakespeare, Michael Keaton interprète Dogberry, personnage secondaire et chef de la milice locale. Un rôle tout en second degré pour ce personnage qui est typique des ressorts comiques chez le dramaturge, avec son utilisation étrange des mots et son manque de valeurs morales. Pour Michael Keaton, qui enfilait ici de vieilles frusques et se paraît d’une coiffure impayable, c’est une nouvelle occasion d’exprimer son talent pour la comédie.

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Killing Gentleman de Michael Keaton (2008)

Pour sa première, et à ce jour unique, réalisation, Michael Keaton se retrouve à la fois derrière et devant la caméra. Un accident, dans la mesure où il a remplacé au pied levé le réalisateur ne pouvant assurer son rôle à cause d’un problème de santé. L’acteur y interprète un tueur professionnel aux tendances suicidaires. Un rôle à la fois drôle et touchant pour lequel il adopte le style gangster sénior avec barbe naissante et surtout le béret.

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Birdman d’Alejandro González Iñárritu (2014)

S’il ne se métamorphose pas tout à fait dans Birdman, Michael Keaton donne tout de même tout ce qu’il a. Dans une œuvre qui fait un écho évident à sa propre histoire, il fait des merveilles dans la peau de cet acteur vieillissant mais également quand il enfile le costume du super-héros. Outre ses qualités intrinsèques, le film aura permis à l’acteur de bénéficier d’un second souffle dans sa carrière.

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Jackie Brown de Quentin Tarantino (1997)

S’il aura incarné les forces de l’ordre à plusieurs reprises, c’est évidemment chez le maître des directeurs d’acteurs que Michael Keaton trouvera son plus beau rôle de flic. Avec un look ringard, même à l’époque, il parvient à insuffler à son personnage une belle humanité et bâtit un caractère vraiment inoubliable malgré son peu de temps à l’écran.