Festival de Cannes 2012 : la sélection officielle

de le 19/04/2012
 
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C’est ce matin que se tenait au Grand Hôtel de Paris la conférence de presse sans doute la plus attendue par le petit monde du cinéma, la sélection officielle du 65ème Festival de Cannes 2012. Finies les fausses rumeurs, les secrets de polichinelle et autres expectatives pour laisser place à du concret. Pour cette 65ème édition ce seront 26 pays qui seront représentés, à travers une cinquantaine de films. Certains sont attendus, d’autres beaucoup moins, les réalisatrices sont aux abonnées absentes et on ne note que cinq premiers films.

Pour des nouveaux talents, il faudra se tourner vers les sélections parallèles qui annonceront leur lineup dans les jours qui viennent. Pour d’autres formes de cinéma également car mis à part Madagascar 3 et Dracula 3D, Cannes restera le territoire du cinéma classique, s’ouvrant assez peu aux nouvelles formes qui accompagnent pourtant la cinéphilie. Mais le festival reste ouvert, notamment au niveau de ses frontières, en accueillant des films de tous horizons, avec cependant un retour en force du cinéma américain à travers certains de ses plus gros nouveaux talents.

Comme chaque année, Thierry Frémaux, délégué général du festival, a tenu à préciser que des titres viendraient se rajouter à la sélection dans les jours qui viennent, tout en précisant que cette année le comité avait reçu 1779 films à visionner, un record.

Les grands absents se nomment Wong Kar Wai et Terrence Malick, dont les films ne seraient pas terminés, mais également Olivier Assayas, Michel Gondry, Sono Sion, Mamoru Hosoda, Lu Chuan ou Juan Antonio Bayona, parmi d’autres. Nul doute que leur nom apparaitra soit dans les sélections parallèles soit dans les prochains festivals.

À noter également que cette année, ce sera Philip Kaufman (réalisateur de l’Etoffe des héros et L’insoutenable légèreté de l’être, scénariste de Josey Wales, hors la loi...) qui recevra un hommage et donnera une leçon de cinéma.

Thérèse Desqueyroux du regretté Claude Miller fera la clôture du festival.

Pour l’instant le seul film officiellement annoncé dans la sélection Cannes Classics est Tess de Roman Polanski.

Compétition

Moonrise Kingdom de Wes Anderson (Film d’ouverture)

De Rouille et d’os de Jacques Audiard

Holy Motors de Leos Carax

Cosmopolis de David Cronenberg

The Paperboy de Lee Daniels

Killing Them Softly d’Andrew Dominik

Reality de Matteo Garrone

Amour de Michael Haneke

Lawless de John Hillcoat

In Another Country de Hong Sang-soo

The Taste of Money de Im Sang-soo

Like Someone in Love d’Abbas Kiarostami

La Part des anges de Ken Loach

Dans la brume de Sergei Loznitsa

Beyond the Hills de Cristian Mungiu

Après la bataille de Yousry Nasrallah

Mud de Jeff Nichols

Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais

Post Tenebras Lux de Carlos Reygadas

Sur la route de Walter Salles

Paradis : Amour d’Ulrich Seidl

The Hunt de Thomas Vinterberg

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Au rayon des surprises, la comédie douce amère de Ken Loach qui garde sa carte de membre malgré un dernier film faiblard, le nouveau film de Thomas Vinterberg complètement inattendu et qui devrait faire voler en éclat une petite famille bourgeoise en mode Ole Bornedal ainsi que le dernier Hong Sang-soo qui semble avoir changé de registre à moins qu’il n’ait juste changé de pays. Côté français Alain Resnais semble plein de promesses comme à ses plus belles heures, Jacques Audiard s’essaye à un nouvel exercice casse-gueule avec le mélodrame pur tandis que Leos Carax signe son grand retour en solo sur la Croisette 13 ans après Pola X (il y été venu présenté Tokyo ! avec Michel Gondry et Bong Joon-ho entre temps). Ce festival pourrait bien être celui des ruptures. Ainsi les nouvelles stars ne sont ni plus ni moins que celles de la plus jeune génération, avec Robert Pattinson, Kristen Stewart et Zac Efron, ils sont tous là chez des cinéastes majeurs ou des artistes doués pour faire parler d’eux et sonnent la charge alors qu’il y a seulement 5 ans les vedettes étaient encore Brad Pitt, George Clooney et Julia Roberts. les temps changent. Pourtant, ce 65ème festival respire. Ainsi, la simple présence de Jeff Nichols, John Hillcoat, Andrew Dominik et Wes Anderson montre qu’il y a encore de la place pour les surdoués, les réalisateurs capables de proposer quelque chose de neuf dans un environnement bien connu. les agitateurs sont également de la partie. Michael Haneke qui filme des gloires du passé dans un film intitulé Amour et dont on ne sait presque rien, Ulrich Seidl et Sergei Loznitsa venus jouer à qui remuera le plus le spectateur ou encore Cristian Mungiu, palme d’or de la brutalité en 2007 et qui revient avec un film de 2h30. Des romans cultes adaptés par Cronenberg et Salles, une comédie par Matteo Garrone, un thriller empoisonné et sexué par Im Sang-soo et un film égyptien attendu comme très engagé, voilà le menu des célébrations.

Une chose est sure, si l’ensemble de la compétition peut faire moins rêver que l’année dernière, il se pourrait bien que ce festival soit d’un plus haut niveau encore. Pour l’instant, on peut d’ores et déjà s’attendre à une compétition extrêmement exigeante.

Un Certain regard

Miss Lovely d’Ashim Ahluwalia

La Playa de Juan Andrés Arango

Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch

Trois mondes de Catherine Corsini

Antiviral de Brandon Cronenberg

 Dìas en la Habana de benicio Del Toro, Pablo Trapero, Julio Medem, Elia Suleiman, Juan Carlos Tabio, Gaspar Noé et Laurent cantet

Le Grand soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern

Laurence Anyways de Xavier Dolan

Despuès de Lucia de Michel Franco

Aimer à perdre la raison de Joachim Lafosse

Mystery de Lou Ye

Student de Darezhan Omirbayev

La Pirogue de Moussa Toure

Elefante Blanco de Pablo Trapero

Confession d’un enfant du siècle de Sylvie Verheyde

11.25 The Day he chose his own fate de Koji Wakamatsu

Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin

Hors compétition

Io e Te de bernardo Bertolucci

Madagascar 3, bons baisers d’Europe de Tom McGrath et Eric Darnell

Hemingway & Gellhorn de Philip Kaufman

Séances de minuit

Dario Argento’s Dracula de Dario Argento

Ai To Makoto de Takashi Miike

Séances Spéciales

Der Müll im Garten Eden de Fatih Akin

Roman Polanski: A film memoir de Laurent Bouzereau

The Central Park Five de Ken Burns, Sarah Burns et David McMahon

Les Invisibles de Sébastien Lifshitz

Journal de France de Raymond Depardon et Claudine Nougaret

A Musica Segundo Tom Jobim de Nelson Pereira Dos Santos

Villegas de Gonzalo Tobal

Mekong Hotel de Apichatpong Weerasethakul