Best Of 2011
 
 
 
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top 2011
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20 films pour 2011

2011 aura été une belle année pour le cinéma, avec des grands films dans tous les grands festivals, des grands réalisateurs presque chaque semaine, et quelques très grands films. Comme chaque année, voici venu le temps d'établir le traditionnel top de fin d'exercice, fixé à 20 films pour laisser de la place à tous. Commençons par ceux qui auraient pu/dû y être et qui n'y sont pas. Le plus grand absent est bien entendu The Tree of Life, qui aurait dû trôner tout en haut de ce classement, mais qui en est le grand absent. La déception cannoise est passée, le film est immense mais même après plusieurs visions, impossible de l'aimer. Autre absent de marque, Le Cheval de Turin et la vision de la fin du monde selon Bela Tarr. Le film est sublime, entêtant, mais tellement inaccessible et pétri de citations philosophiques qu'il m'aura laissé sur le côté de la route. Pas d'Il était une fois en Anatolie non plus, car sa durée excessive renferm...
 

2011/12/23
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Shame de Steve McQueen (2011)
Shame de Steve McQueen (2011)
Shame de Steve McQueen (2011)

Shame (Steve McQueen, 2011)

"On n'est pas mauvais, on vient juste d'un mauvais endroit", c'est l'espace d'un court dialogue entre un frère et une sœur que le surdoué Steve McQueen laisse voir le cœur de son propos. Le vidéaste génial qui en un seul film, l'incroyable et tétanisant Hunger, s'est imposé comme une des plus belles promesses d'avenir du cinéma contemporain, poursuit avec Shame son exploration des maux de l'être humain à travers la chair et son utilisation extrême. Shame a beau prendre pour toile de fond un sujet bien plus traité dans les gros titres de la presse qu'au cinéma, l'addiction au sexe d'un homme, là n'est pas tant le sujet d'un Steve McQueen qui en seulement deux films vient de dresser un des portraits les plus sombres et glacials de notre société, ainsi que de notre humanité en perdition. On aura tôt fait de le comparer à du Bret Easton Ellis sur pellicule, l'écrivain de génie ayant beaucoup de mal à cacher sa fascination obsédante pour ...


 
 
Movies
 
happy feet 2 affiche
happy feet 2 affiche
happy feet 2 affiche

Happy Feet 2 (George Miller, 2011)

Ceci n'est pas un pingouin qui parle, qui chante et qui danse. Ceci n'est que le reflet de notre humanité. Il faut bien se rentrer ça dans le crâne avant de voir cette merveille qu'est Happy Feet 2. Définitivement pas un "film d'animation" comme les autres. Composition hybride entre le cinéma live, l'animation traditionnelle et la motion/performance capture (en interview George Miller parle d'animation manuelle des visages), Happy Feet 2 représente une sorte de sommet technologique tellement énorme qu'il va passer complètement inaperçu. C'est sans doute le sort réservé aux grandes évolutions, passer sous le radar car parfaitement intégrées à un projet artistique. Alors pour sur les aveugles n'y verront qu'une comédie musicale pour enfants, dommage pour eux car pendant ce temps le cinéma avance et comme par hasard l'évolution nous arrive encore une fois de l'autre côté du globe, comme il y a quelques années avec une petite trilogie si...


 
 
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Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)
Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)
Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)

Hugo Cabret (Martin Scorsese, 2011)

Martin Scorsese, 69 ans, 20 longs métrages de fiction et des dizaines de documentaires au compteur, qui se met en tête de faire un film "pour enfants" et en 3D, c'est déjà suffisant pour que certains l'enterrent. Lui qui au cours de sa carrière aura révolutionné en plusieurs temps la représentation du polar, du film de gangsters, qui aura porté sur sa ville chérie, New York, un regard de cinéaste inégalable, lui qui représente l'histoire d'Hollywood, le voilà qui s'abaisse à pondre un film de Noël, avec tout plein de numérique dedans qui plus est. L'horreur ! Trêve de plaisanterie, oui Hugo Cabret est un film de Noël c'est vrai, mais c'est tellement plus que cela. Au delà du film lui-même, on ne peut pas passer sous silence ce qu'il représente : une déclaration d'amour. Depuis bientôt cinquante ans Martin Scorsese n'a de cesse de crier son amour pour le cinéma, qui transpire indirectement de références internes à l'intérieur de ses f...