Best Of 2010
 
 
 
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[Top] 2010 en 20 films

L'année touche à sa fin, c'est l'heure des traditionnels bilans. Sur toutes les sorties de 2010, j'ai pour ma part vu un peu plus de 200 films, parmi lesquels un nombre assez impressionnant de purges qu'il serait inutile de citer afin de ne pas les remettre sur le devant de la scène. 200 films c'est loin de couvrir l'ensemble des sorties mais cela donne un panel assez large tout de même et permet de faire le tri entre ce qu'il y avait de mémorable et d'oubliable. Et comme un top 10 s'avère bien trop cruel à mettre en place, cette année j'en ai retenu 20, ou presque, ce qui fait 10% d'excellents, voire de grands films. Ce n'est pas trop mal! Ne seront pas dans ce classement: Film Socialisme de Jean-Luc Godard : Il pourrait très bien orner les pages des pires daubes de l'année mais j'ai pour principe de ne pas juger un film que je n'ai pas vu en entier. Et pour voir ce machin sans queue ni tête jusqu'au bout je n'ai pas eu le c...


 
 
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Cabeza de Vaca de Nicolás Echevarría (1991)
Cabeza de Vaca de Nicolás Echevarría (1991)
Cabeza de Vaca de Nicolás Echevarría (1991)

Cabeza de Vaca (Nicolás Echevarría, 1991)

Expérience de cinéma magique et viscérale, Cabeza de Vaca se révèle comme un cousin éloigné d'Aguirre de Herzog tout en trouvant sa propre singularité assez rapidement. Au cheminement mental, spirituel et mystique d'un homme face à la nature et à une culture qui n'est pas la sienne, il monte en parallèle une profonde réflexion sur la prise de pouvoir des peuples économiquement puissants sur les plus proches des valeurs fondamentales. Il en émerge une œuvre profondément humaine, un voyage éclatant dans des lieux où résident les divinités du passé et où l'homme ne peut que révéler sa vraie nature. C'est tout simplement du très grand cinéma. Quel bonheur de pouvoir enfin découvrir ce chef d’œuvre méconnu en salles. Que le destin peut être cruel avec les grands films. Cabeza de Vaca, oeuvre titanesque et mystique, était présenté en sélection officielle à la Berlinale de 1991, aux côtés de La Maison du sourire de Marco Ferreri, Danse ave...


 
 
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Outrage de Takeshi Kitano (2010)
Outrage de Takeshi Kitano (2010)
Outrage de Takeshi Kitano (2010)

Outrage (Takeshi Kitano, 2010)

Toujours estampillé comme cinéaste des yakuzas alors qu'il n'a plus abordé le sujet depuis Aniki, mon Frère sorti en 2000, Takeshi Kitano revenait cette année au festival de Cannes pour y présenter Outrage, son film le plus facétieux depuis bien longtemps. Les réactions furent sans appel: c'est mauvais. Si on se replonge plus en détails dans ce qui avait été dit, on se rend compte que l'adjectif "incompréhensible" y fut souvent associé, preuve que soit les critique sur place avait mis leur cerveau sur off ou qu'ils n'ont tout simplement pas la moindre connaissance de l'oeuvre du maître japonais qui livre avec Outrage non pas un de ses chefs d'oeuvres mais un objet inclassable justement destiné à choquer, un pied de nez formidable envers tous ceux qui l'ont par le passé assimilé à un réalisateur attaché à la violence par dessus tout. Et si on a pu lire un peu partout que Takeshi Kitano opérait avec Outrage un retour aux sources, force...


 
 
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Mystères de Lisbonne de Raúl Ruiz (2010)
Mystères de Lisbonne de Raúl Ruiz (2010)
Mystères de Lisbonne de Raúl Ruiz (2010)

Mystères de Lisbonne (Raoul Ruiz, 2010)

Quand un immense réalisateur tel que le chilien (d'origine, il est naturalisé français) Raúl Ruiz, considéré comme l'un des plus grands au monde, décide de s'attaquer à un roman fleuve de l'écrivain portugais Camilo Castelo Branco, considéré comme une sorte d'équivalent lusitanien à Victor Hugo ou Honoré de Balzac, cela donne forcément une oeuvre hors du commun. L'écrivain avait déjà été adapté par le passé, avec Amour de Perdition et le Jour du Désespoir de Manoel de Oliveira mais jamais de façon aussi flamboyante. Pour son 37ème long métrage, le réalisateur des Âmes Fortes et de Klimt accouche d'une oeuvre titanesque. Au départ il y a une oeuvre pour la télévision, près de 6 heures, 6 épisodes. Pour le cinéma le montage est revu mais avoisine la durée affolante des 4h30, du suicide vis-à-vis des exploitants. Mais comment pouvait-il en être autrement? Ces 4h26 très exactement semblent filer en quelques minutes, comme un rêve, un poè...