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detective dee 2 la legende du dragon des mers affiche
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Détective Dee 2 : la légende du dragon des mers (Tsui Hark, 2013)

En donnant une suite/prequel à son merveilleux Détective Dee premier du nom, Tsui Hark poursuit ce nouvel élan dans sa carrière en persistant dans un retour au film en costumes. L'occasion pour lui d'approfondir les méandres de cet univers foisonnant et de livrer non seulement un incroyable film d'aventure dans la grande tradition du genre, mais également une œuvre politique engagée et un récit étrangement autobiographique. Dès les premières secondes, quelque chose d'étrange transpire de Détective Dee 2. Tsui Hark a rarement donné de suite à ses propres films, exception faite d'Il était une fois en Chine (en plus du premier film, il a réalisé trois des quatre suites) et dans une moindre mesure Le Syndicat du crime 3 et Black Mask 2 (il s'est beaucoup impliqué sur Le Syndicat du crime 2 mais John Woo a gardé le contrôle, ce qui est bien moins évident sur le Black Mask de Daniel Lee). Détective Dee 2 répond donc, dans sa fabrication...


 
 
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le conte de la princesse kaguya affiche
le conte de la princesse kaguya affiche
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Le Conte de la princesse Kaguya (Isao Takahata, 2013)

Lorsqu'un maître atteint la grâce, il peut dessiner quelque chose d'excessivement simple qui sera plus porteur de sens et d'émotions que n'importe quel essai surchargé. C'est précisément ce qui se passe avec le dernier film d'Isao Takahata présenté exceptionnellement à la Quinzaine des réalisateurs, qui en un peu plus de deux heurs éclipse tout ce que le cinéma déploie d'efforts pour exister au festival de Cannes ou en dehors, s'imposant peut-être comme l’œuvre la plus radicale du studio Ghibli tout en gardant une portée formidablement universelle. Décidément, il y a Ghibli et il y a les autres, et sur cet empire du merveilleux règnent et rayonnent Hayao Miyazaki et Isao Takahata. Le Conte de la princesse Kaguya est aussi sublime qu'une estampe et aussi entêtant qu'un songe. C'est une œuvre intemporelle, du genre des plus beaux films que vous verrez dans une vie, qui sonne autant comme une forme de testament que comme l'affirmatio...


 
 
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affiche still the water
affiche still the water
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Still the Water (Naomi Kawase, 2014)

Fille chérie du Festival de Cannes, d'où elle est déjà repartie avec la caméra d'or et le grand prix, Naomi Kawase revient cette année avec Still the Water, probablement son film le plus abouti à ce jour et une odyssée spirituelle d'une beauté à couper le souffle. Tout y est juste, tout y est beau, tout y est à sa place, comme si elle radiographiait depuis les cieux le parcours d'une âme au cour d'un cycle de vie, cherchant une forme de divin, et donc d'enseignement, dans chaque forme animale, végétale ou minérale. Une vraie leçon de cinéma à la fois douce, cruelle et évocatrice. Si la forme du cinéma de Naomi Kawase est en perpétuelle mutation, ses obsessions restent globalement les mêmes et ne font finalement que cristalliser les bases de la métaphysique à travers une réflexion globale sur l'identité, la place dans l'univers, la vie et la mort. C'est parfois ennuyeux quand son cinéma devient très théorique, c'est toujours très b...


 
 
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affiche the rover
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The Rover (David Michôd, 2014)

Quatre ans après l'énorme claque que constituait Animal Kingdom, David Michôd change radicalement de genre et plonge avec The Rover dans l'univers du western post-apocalyptique en mode majeur. Tous les éléments sont réunis pour construire une œuvre âpre, à l'humour très noir, aux éclairs de violence radicaux, qui laisse un goût de sang et de poussière dans la bouche. L'Australie est le terrain idéal pour filmer des univers dystopiques et particulièrement des films post-apocalyptiques, on le sait depuis Mad Max. Et David Michôd d'enfoncer le clou avec The Rover, présenté en séance de minuit au festival de Cannes. Pure série B, qui aurait toutefois largement mérité les honneurs de la compétition tant la proposition de cinéma est ici radicale, The Rover se réapproprie un langage cinématographique situé entre le western pur et dur, plutôt du côté italien et donc considéré comme bis, et le cinéma indépendant US, avec ses personnages fi...