Paris Cinéma
 
 
 
 
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Tabou de Miguel Gomes (2012)
Tabou de Miguel Gomes (2012)
Tabou de Miguel Gomes (2012)

Tabou (Miguel Gomes, 2012)

Festival Paris Cinéma 2012 : en compétition On se gardera bien de dire si Tabou est le "film de la maturité" pour le portugais Miguel Gomes mais c'est clairement celui de la consécration critique. Un consensus presque effrayant mais qui s'impose pourtant en trente secondes de film. Le temps d'un prologue magnifique qui convoque les fantômes du cinéma documentaire en terre étrangère doublé d'une poésie imparable, avec son explorateur courant vers son destin tragique par passion, le charme opère déjà. Tabou, en rappel autant du lieu de la seconde partie du film que de l’ultime film de F.W. Murnau dont il reprend également la structure bipartite et chapitrée "Paradis - Paradis perdu" mais ironiquement inversée, est autant une œuvre de pur cinéphile cherchant à reproduire l'essence d'un film muet et le romantisme des classiques hollywoodiens qu'un film extrêmement moderne. Ainsi, Miguel Gomes ne récite pas ses classiques, qu'il a claire...


 
 
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Our Homeland de Yang Yong-hi (2012)
Our Homeland de Yang Yong-hi (2012)
Our Homeland de Yang Yong-hi (2012)

Our Homeland (Yang Yong-hi, 2012)

Festival Paris Cinéma 2012 : en compétition Yang Yong-hi fait partie de ces réalisatrices dont la vie est suffisamment passionnante pour en faire des dizaines de films. Mi-japonaise, mi-nord-coréenne, elle fait partie de cette "communauté" nord-coréenne très présente au Japon et dont l'occident n'a pas nécessairement entendu parler. Une communauté dénigrée par les japonais "de souche" qui n'ont jamais vraiment perdu cette peur de l'étranger sur leur île. Mais alors que tous ces coréens cherchent à cacher leurs origines en adoptant des noms japonais, Yang Yong-hi est un de ces êtres humains courageux ayant choisi l’honnêteté, peu importent les risques éventuels. Après deux films documentaires, Dear Pyongyang qui la montrait à la rencontre de ses frères envoyés par le père en Corée du Nord, et Sona, the Other Myself qui s'intéressait à sa nièce rencontrée lors de ce même voyage, elle passe le cap du film de fiction. Une fiction infusé...


 
 
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King of Pigs de Yeon Sang-ho (2011)
King of Pigs de Yeon Sang-ho (2011)
King of Pigs de Yeon Sang-ho (2011)

King of Pigs (Yeon Sang-ho, 2011)

Festival Paris Cinéma 2012 : en compétition Depuis des années la Corée du Sud se rêve en pays produisant des films d'animation de qualité. Malheureusement pour un Oseam réussi, combien de Wonderful Days ? Combien de films destinés exclusivement aux enfants qui représentent le public principal pour ce "genre" ? c'est un fait, l'animation coréenne est encore pauvre et souffre de la présence écrasante des japonais qui règnent en maîtres incontestés. Avec King of Pigs, on sent clairement une volonté de faire de l'animation résolument adulte. Noir, violent, désespéré, le premier film de Yeon Sang-ho, qui se charge d'à peu près tout sur le projet, du scénario à l'animation en passant par le storyboard et le montage, est une proposition d'animation assez extrême. King of Pigs semble catalyser toute la violence du cinéma coréen en 1h30 de rage. pas inintéressant mais à l'impact finalement très limité, le film vaut surtout pour ce qu'il repr...
 
 
 
 
 
 

2012/07/02



 
 
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Mise en page 1
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Just the Wind (Benedek Fliegauf, 2012)

Festival Paris Cinéma 2012 : en compétition Grand prix du jury à la dernière Berlinale, Just the Wind représente tout ce que le jeune cinéma hongrois, si prometteur, ne doit pas être. Avec un discours tout à fait noble sur le papier, sur le traitement cruel réservé aux tziganes en Hongrie, le film semblait tenir du brûlot politico-social plutôt original et efficace. On déchante rapidement tant le réalisateur de Milky Way livre un film en tous points détestable à ranger aux côtés de tous ces films faussement subversifs mais vraiment maladroits, qui cherchent à dénoncer quelque chose en tombant dans les mêmes travers que leur sujet, voire pire. Avec sa mise en scène déplorable, son propos franchement douteux et son regard de voyeur, Just the Wind est une horreur comme on n'aimerait plus jamais en voir en provenance d'un pays dont le patrimoine cinématographique contient les œuvres d'un des plus grands réalisateur du monde. Si seulemen...