Gérardmer 2013
 
 
 
 
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the end affiche
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The End (Jorge Torregrossa, 2012)

Si le cinéma espagnol est aujourd'hui le berceau du cinéma fantastique européen, il lui arrive de parcourir le genre en marge. The End, premier film de Jorge Torregrossa, se veut une variation autour d'un thème passionnant du genre en l'abordant non pas frontalement mais par des détours pas toujours heureux. Si le film bénéficie d'un soin tout particulier au niveau de l'image, son récit mollasson et sa gestion des enjeux dramatiques, jamais clairs, le condamnent malheureusement à l'oubli. Avec son affiche façon Lost, la présence de Maribel Verdú au générique ou celle des producteurs des Autres, de The Impossible ou du Labyrinthe de Pan, The End promet immédiatement de grandes choses, presque malgré lui. Avec un tel pédigrée, difficile de passer inaperçu, et ce même s'il s'agit d'un premier film. En l'occurrence le premier essai en long de Jorge Torregrossa qui fait ses armes depuis une dizaine d'années à la TV espagnole. Le résultat...


 
 
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DP A JOUR.13 01 14:MAQUETTE VIERGE.QXD.qxd
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The Bay (Barry Levinson, 2012)

Au sein d’une filmographie aussi éclectique que celle de Barry Levinson, il n’est même pas si étonnant de trouver un film tel que The Bay. Œuvre de son temps, qui s’accapare la mécanique d’un genre à la mode et ses codes visuels pour mieux les utiliser afin de servir un propos, The Bay n’est pas un film de « found footage » comme les autres. Film engagé et frondeur comme l’a souvent été le cinéma d’horreur dont les plus grands représentants ont toujours pratiqué l’entrisme, The Bay ne révolutionne pas l’exercice mais y apporte la vision d’un metteur en scène solide, à défaut d'être le grand film qui aurait pu révolutionner l'exercice. Ce film produit par la team derrière Paranormal Activity n’a pas grand chose à voir avec l’arnaque sur pellicule d’Oren Peli. Non seulement The Bay possède un vrai propos qui ne le cantonne pas à un simple exercice de style opportuniste, mais plus encore, Barry Levinson et son monteur Aaron Yanes (qui ...


 
 
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The Crack poster
The Crack poster
The Crack poster

The Crack (Alfonso Acosta, 2012)

Avec un petit budget pour son premier film, l'argentin Alfonso Acosta choisit le thème du deuil et se range ainsi dans le bon vieux compartiment "horreur". Un début dans le monde du cinéma qui ne sera certainement pas à marquer d'une pierre blanche. Le film démarrait pourtant "bien"... Une ambiance glauque et tripante, un montage lent et logique qui laissait croire que l'œuvre allait s'avérer marquante et contemporaine. L'intérêt que suscitent les images sera de courte durée (5 minutes), le voyage qui suit est une longue autoroute sans paysages et interminable. Si le thème du film est celui du deuil, le spectateur quant à lui préfèrera se dire que l'idée principale repose sur le néant. L'intrigue nous emmène au cœur d'une famille accablée par la perte d'un de ses membres. Et au lieu de filmer le vrai processus de deuil que la perte d'un être cher peut engendrer, tant bien psychologique que physique, le réalisateur se plait à poser s...
 
 
 
 
 
 

2013/02/02



 
 
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House of Last Things poster
House of Last Things poster
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House of Last Things (Michael Bartlett, 2012)

3 longs métrages en 25 ans, soit un rythme calqué sur celui de Terrence Malick. Sauf que Michael Bartlett ne peut entretenir que cette maigre comparaison avec le maître tant il va être difficile de se montrer impatient dans l'attente de son prochain film. House of Last Things est un de ces films de genre qui se fout tellement du genre et s'imagine tellement supérieur, pourri par ses velléités auteuristes ringardes, qu'il en deviendrait presque drôle s'il n'était pas si médiocre. Grand n'importe quoi visuel et narratif, le troisième film de Michael Bartlett flirte volontiers avec le Z sans l'aspect fun, une catastrophe à la limite du regardable. Avec House of Last Things, Michael Bartlett tente un pari bien trop gros pour ses épaules : rejouer le motif du film de maison hantée sur un mode étrange entre le surréalisme au rabais et du David Lynch du pauvre. Le résultat, ennuyeux à mourir, donne l'impression de voir une toute petite idé...