Festival du Film Asiatique de Deauville 2012
 
 
 
 
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headshot affiche
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Headshot (Pen-Ek Ratanaruang, 2011)

Après l'échec cuisant de Nymph présenté en 2009 dans la sélection Un Certain regard du festival de Cannes, Pen-Ek Ratanaruang revient avec le conceptuel Headshot autour du motif du film noir. Un chemin de croix à la fois violent et atmosphérique, ponctué de quelques lourdeurs dommageables mais qui aborde le concept de karma sous un angle inédit. Une sorte de thriller spirituel qui n'aurait pas pu voir le jour ailleurs qu'en Thaïlande et qui se voit porté par une mise en scène très sophistiquée. Si la vague du néo-noir ne parvient pas à s'imposer comme un courant majeur tel que le film noir classique le fit des années 40 aux années 60, certains auteurs mettent du cœur à l'ouvrage pour faire vivre le mouvement. Pen-Ek Ratanaruang s'y est déjà frotté de façon plus ou moins frontale avec le très pop 6ixtynin9 ou le mélancolique et très beau Vagues invisibles. Avec Headshot, il convoque à nouveau les codes classiques du film noir pour le...
 
 
 
 
 
 

2012/10/28



 
 
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11 Fleurs de Wang Xiao-Shuai (2011)
11 Fleurs de Wang Xiao-Shuai (2011)
11 Fleurs de Wang Xiao-Shuai (2011)

11 Fleurs (Wang Xiao-Shuai, 2011)

Les cinéastes chinois de la sixième génération ont ceci de particulier qu'ils s'essayent tous à un cinéma à la fois radical et estampillé "social", qui leur donne accès à tous les grands festivals du monde. Leurs chefs de file sont Lou Ye, qui sera encore à Cannes cette année, Jia Zhang-Ke, qui y était il y a deux ans et qui revient bientôt avec un film produit par Johnnie To, et Wang Xiao-Shuai qui présentait également son dernier film Chongqing Blues sur la Croisette en 2010. Avec 11 Fleurs ce dernier délaisse la froideur du drame clinique de son dernier film pour revenir à un cinéma plus chaleureux car porté par l'enfance. Le pari est à la fois simple et casse-gueule : traiter le sujet de la révolution culturelle chinoise de l'intérieur et à travers le prisme de l'enfance rurale. Une mission en grande partie réussie par Wang Xiao-Shuai qui garde une certaine ligne directrice dans son œuvre et qui signe un beau film, à tous les niv...


 
 
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Himizu de Sion Sono (2011)
Himizu de Sion Sono (2011)
Himizu de Sion Sono (2011)

Himizu (Sion Sono, 2011)

Festival du Film Asiatique de Deauville 2012 : Prix de la critique S'il est toujours boudé par les distributeurs français pour que ses films sortent en salle ou en vidéo, mis à part Suicide Club sorti il y a quelques années et Cold Fish qui ne devrait plus tarder, Sono Sion est devenu la coqueluche des festivals internationaux. Et cela tombe plutôt bien car si son cinéma suit toujours la même ligne directrice, celle du chaos, il s'affirme comme de plus en plus maîtrisé. L'expérience aidant, Sono Sion devient un grand cinéaste en plus de son rôle de révélateur, chargé d'ouvrir les yeux d'une société intentionnellement aveuglée. Avec Himizu, adaptation du manga éponyme de Minoru Furuya, le réalisateur tourne définitivement la page de sa trilogie de la haine pour lancer celle du chaos. Nourri au trauma du tsunami de mars 2011 qui frappa le Japon, avec ses plaies encore béantes, Himizu est une œuvre aussi mature que folle, portée par un...


 
 
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Saya Zamuraï de Hitoshi Matsumoto (2010)
Saya Zamuraï de Hitoshi Matsumoto (2010)
Saya Zamuraï de Hitoshi Matsumoto (2010)

Saya Zamuraï (Hitoshi Matsumoto, 2010)

Festival du Film Asiatique de Deauville 2012 : Compétition Hitoshi Matsumoto est un type pas comme les autres, qui fait du cinéma comme personne. Avec ses deux précédents films, Big Man Japan et Symbol, il brouillait déjà les pistes et prenait ses distances avec son personnage d'amuseur public à la télévision japonaise. Avec Saya Zamuraï, à première vue moins fou que les deux autres, il prend un nouveau pari de cinéma en mariant un traitement typiquement classique japonais mâtiné d'excès gentillets avec un humour aussi ravageur que radical. C'est qu'en réalité Matsumoto opère enfin un cloisonnement de ses idées afin de ne pas se laisser déborder par la profusion de celles-ci dans son esprit. En trois films il passe d'un premier essai époustouflant et épuisant car croulant sous les idées les plus folles à quelque chose de clairement plus maîtrisé et contenu. Ce qu'il perd en folie il le gagne en application. Avec Saya Zamuraï, Matsum...