Un Certain Regard 2011
 
 
 
 
Movies
 
The Day he Arrives - Matins calmes a Séoul de Hong Sang-soo (2011)
The Day he Arrives - Matins calmes a Séoul de Hong Sang-soo (2011)
The Day he Arrives - Matins calmes a Séoul de Hong Sang-soo (2011)

The Day he Arrives « Matins calmes à Séoul » (Hong Sang-soo, 2011)

On l'aime le cinéma de Hong Sang-soo, c'est un fait. Ses personnages pathétiques, ses beuveries, ses histoires d'amour impossibles, ses images paisibles. Le Jour où il arrive ne déroge pas à la règle. On y retrouve les mêmes thèmes, les mêmes obsessions, les même personnages et les mêmes tics de mise en scène. Et c'est toujours aussi séduisant. Sauf qu'en continuant à tourner en vase clos, le cinéma de Hong Sang-soo va finir par n'intéresser plus que son réalisateur. S'il ne se renouvelle pas un tout petit peu, il risque bien de devenir ce personnage récurent de réalisateur raté qui n'arrive plus à faire des films. Les films de Hong Sang-soo se suivent et se ressemblent, creusant à chaque fois un peu plus le fossé entre les amateurs et les hermétiques, se radicalisant de plus en plus jusqu'à atteindre sans doute dans les années avenir un pur cinéma conceptuel. Le soucis est que sa bulle d'admirateurs va finir par fondre comme neige ...


 
 
Movies
 
Arirang & Amen poster
Arirang & Amen poster
Arirang & Amen poster

Arirang (Kim Ki-duk, 2011)

On était sans nouvelles de Kim Ki-duk depuis Dream sorti en 2008. Silence radio de la part de l'enfant chéri puis désavoué de la critique internationale qui avait jusque là signé 15 films en 12 ans, soit une moyenne assez proche de celle de Takashi Miike. Peu d'informations ont filtré jusqu'en France, si ce n'est la supposition d'une dépression suite à divers problèmes, dont l'accueil féroce de ses films depuis L'Arc. C'est donc avec la plus grande des curiosités que tout le monde s'est rendu à la projection d'Arirang, présenté dans la catégorie Un Certain Regard du dernier Festival de Cannes, le grand retour de Kim Ki-duk, le poète subversif! Et le fait est qu'on pouvait s'attendre à tout sauf à ça. Arirang est l'exemple type du film qui peut faire fuir la moitié d'une salle en dix minutes. C'est un objet de cinéma étrange, extrême et fragile, très fragile, une des oeuvres les plus incroyables que le cinéma documentaire ait pu nous ...
 
 
 
 
 
 

2011/05/25



 
 
Movies
 
The Murderer de Na Hong-jin (2010)
The Murderer de Na Hong-jin (2010)
The Murderer de Na Hong-jin (2010)

The Murderer (Na Hong-jin, 2010)

Ne l'appelez plus "Yellow Sea", la fameuse mer jaune qui sépare la Corée de la Chine et qui donne son titre original à ce film attendu comme le messie depuis bientôt trois ans. Oui car The Murderer c'est le deuxième film d'un surdoué qui, alors qu'il n'était encore qu'étudiant en cinéma, a signé ce film incroyable qui avait secoué la Croisette en 2008, The Chaser. Un brillant polar qui damait le pion à 80% de la production sud-coréenne de l'année en termes qualitatifs et qui marquait la naissance d'un grand cinéaste. Au passage, le jour où nos étudiants en cinéma, y compris diplômés, parviendront à pondre un film qui arrive à la cheville de celui-là, on reprendra espoir dans le cinéma français. Ce constat déprimant mis à part, revenons-en à The Murderer, polar fleuve flirtant allègrement avec les 2h30 et qui confirme tout le talent de Na Hong-jin pour l'illustration de récits ultra noirs et désespérés, ainsi qu'un goût prononcé pour ...


 
 
Movies
 
Miss Bala de Gerardo Naranjo (2011)
Miss Bala de Gerardo Naranjo (2011)
Miss Bala de Gerardo Naranjo (2011)

Miss Bala (Gerardo Naranjo, 2011)

Précédé d'un petit buzz prometteur, avec une poignée d'images dévoilées qui annonçaient un film virtuose sans pour autant déflorer quoi que ce soit sur son contenu, Miss Bala porte les couleurs d'une Amérique Latine peu présente cette année sur la Croisette. Soutenu par Diego Luna et Gael Garcia Bernal, le nouveau film de Gerardo Naranjo ne manque pas d'ambition, que ce soit sur le plan visuel ou thématique. Cependant, malgré la salve d'applaudissements reçue à sa première présentation, Miss Bala a tout du film qui ne tient pas ses promesses, qui ne peut pas survivre si on s'amuse à gratter son vernis. C'est un beau film, plastiquement c'est indéniable, mais c'est un film ultra décevant à cause d'un élément bien trop souvent négligé dans les exercices de styles purs : son scénario. Il est impossible de rester insensible à la puissance des images mais il est tout aussi inimaginable de se laisser emporter par le destin de cette fille a...