Festival de Cannes 2011
 
 
 
 
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Hanezu, l'esprit des montagnes de Naomi Kawase (2011)
Hanezu, l'esprit des montagnes de Naomi Kawase (2011)
Hanezu, l'esprit des montagnes de Naomi Kawase (2011)

Hanezu, l’esprit des montagnes (Naomi Kawase, 2011)

Consacrée par deux fois au Festival de Cannes (Caméra d'or pour Suzaku en 1997 et Grand Prix pour La Forêt de Mogari en 2007) Naomi Kawase y est revenue en 2011 avec Hanezu, l'esprit des montagnes, œuvre d'une complexité et abstraction telles qu'il fut accueilli plus que froidement par la critique n'y voyant qu'un film aussi beau qu'incompréhensible. Une constante logique après Oncle Boonmee, le travail de travail de Naomi Kawase étant parfois assez proche de celui d'Apichatpong Weerasethakul. Hanezu, l'esprit des montagnes est le témoin de l'évolution de son travail, aussi bien dans la fiction que dans le documentaire. Naomi Kawase parle essentiellement d'elle-même et construit une œuvre globale qui tend de plus en plus vers l'autobiographie aride et symbolique, portée par les mêmes symboliques, toujours au seuil de la vie et de la mort, toujours versée dans le panthéisme et l'animisme, faisant de la nature un univers filmique et th...


 
 
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Hara-Kiri : mort d'un samouraï de Takashi Miike (2011)
Hara-Kiri : mort d'un samouraï de Takashi Miike (2011)
Hara-Kiri : mort d'un samouraï de Takashi Miike (2011)

Hara-Kiri : Mort d’un samouraï (Takashi Miike, 2011)

Après Venise, Takashi Miike s'invite en compétition officielle au Festival de Cannes. Signe que l’apocalypse est proche? Que le festival s'ouvre aux films foutraques du trublion japonais? Non, rien de tout ça. Takashi Miike a simplement trouvé sa place parmi les auteurs. Il était temps! Lui, le réalisateur à l'oeuvre si dense, où les chefs d'oeuvres côtoient les nanars, il est enfin "reconnu". Il faut dire que le récent succès critique de 13 assassins n'est sans doute pas étranger à cette sélection, ses films les moins barges ayant tendance à disparaître des esprits de la presse, à moins qu'ils n'aient jamais vraiment été mis à l'honneur, ou vus. Quoi qu'il en soit, Hara-Kiri : Mort d'un samouraï est un évènement à différents niveaux, en plus du point précédent. Tout d'abord il s'agit du premier film de Takashi Miike tourné en 3D, le réalisateur considérant à juste titre la technologie comme un outil révolutionnaire plus que comme un...


 
 
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Drive de Nicolas Winding Refn (2011)
Drive de Nicolas Winding Refn (2011)
Drive de Nicolas Winding Refn (2011)

Drive (Nicolas Winding Refn, 2011)

Ce n'est qu'une confirmation, car il est soutenu ici depuis le début, mais Nicolas Winding Refn est un immense artiste. Avec Drive, il impose sa patte à une série B de commande pour en faire une sorte de monument ultime du genre. C'est là une nouvelle preuve, bien que pas nécessaire, que cinéma bis, et donc populaire, peut très bien rimer avec cinéma d'auteur. Il n'y a rien de régressif ou de débile dans Drive, aucune raison de 'débrancher son cerveau', mais des tonnes et des tonnes de très grand cinéma, ou quand un auteur amène son talent fou pour transcender un projet impossible. C'est un monument. 15 ans déjà que Nicolas Winding Refn est apparu, avec Pusher, variation fiévreuse et nordique du film de gangster scorsésien. Pourtant, après 7 films il semble bien que le réalisateur danois, sans doute un des auteurs et metteurs en scène les plus fascinants du moment, n'accède pas à la reconnaissance qu'il mérite. Une sorte de James Gr...


 
 
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les bien-aimés affiche
les bien-aimés affiche
les bien-aimés affiche

Les Bien-aimés (Christophe Honoré, 2011)

Cette année le Festival de Cannes était un grand cru, tout le monde est plus ou moins d'accord là-dessus malgré un palmarès qui a récompensé à la fois les ambitions de cinéma démesurées (The Tree of Life, Melancholia), la grande mise en scène qui transforme du bis en cinéma d'auteur génial (Drive) et les valeurs sures du festival qui ont trouvé le bon filon (Ceylan, Dardenne...). Et pour clore une telle édition, ouverte sur un Woody Allen en roue libre, quoi de mieux que de finir sur une belle faute de goût? Histoire de rappeler que le Festival de Cannes sélectionne parfois n'importe quoi. Mis à part pour son casting, que vient faire un film comme Les Bien-aimés sur la Croisette? On risque de longtemps se poser la question tant la chose parait en décalage complet avec la fête du cinéma. Christophe Honoré peut faire du bon cinéma (Dans Paris ou La Belle personne sont loin d'être mauvais, il faut juste aimer le genre), son incompréhens...