Étrange Festival
 
 
 
 
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Ugly affiche
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Ugly (Anurag Kashyap, 2013)

Étrange Festival 2013 : compétition internationale. En marge de Bollywood se développe en Inde un cinéma indépendant fascinant, dont Anurag Kashyap est une sorte de chef de file. Réalisateur de plus d'une dizaine de films, scénariste, producteur, parfois acteur, cet artiste complet livre avec Ugly un nouveau thriller magistral. Cruel, noir, violent et labyrinthique, Ugly offre un regard sans concession sur une Inde loin des clichés de cartes postales et constitue un tour de force narratif qui force le respect, une nouvelle fois. Après l'impressionnante fresque Gangs of Wasseypur, l'indien Anurag Kashyap, véritable stakhanoviste, délaisse le cinéma "historique" pour un tout autre type de fresque, bien plus contemporain cette fois. Ugly porte très bien son titre, car il s'agit d'un film sale, poisseux, clairement moche dans ce qu'il dépeint. Dans l'idée générale, le film se rapprocherait presque d'un Memories of Murder, film avec leq...


 
 
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haunter poster 1
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Haunter (Vincenzo Natali, 2013)

Étrange Festival 2013 : film de clôture. Vincenzo Natali explore les genres sans véritable ligne directrice et s'attaque cette fois au genre ultra balisé du film de maison hantée. Comme souvent chez lui, le film tourne autour d'un high concept franchement intéressant mais cette fois il finit par tourner légèrement à vide. Le résultat est un film de maison hantée en mode miroir, qui aurait eu de la gueule en tant qu'épisode de La Quatrième dimension mais aboutit sur un film plutôt mineur. Une déception de la part de cet auteur si fascinant. Qu'il s'agisse des formidables Cube et Splice, ou des non moins intéressants Nothing et Cypher, Vincenzo Natali s'est donné pour mot d'ordre d'élaborer des films-concepts aussi farfelus que solides, avec assez souvent un propos anxiogène hérité d'une évidente fascination pour Kafka. Haunter est bâti ainsi. En dévoilant dans son premier acte le concept de son film, assez proche dans l'idée des Aut...


 
 
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We are what we are affiche
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We are what we are (Jim Mickle, 2013)

Étrange Festival 2013 : compétition internationale. Réalisateur fascinant dans son évolution, Jim Mickle se prête avec We are what we are au jeu délicat du remake américain d'un film venant d'une culture tout à fait autre. Le Mexique en l’occurrence ici, avec un récit qui perd toute sa substance en traversant la frontière, pour en trouver une autre. We are what we are n'a en fait que peu de points communs avec l’œuvre originale et construit sa propre mythologie ainsi que son propre discours, qui de l'identité évolue vers celui, plus vaste, de la religion. Entre son premier film, le très fauché mais plein d'idées Mulberry Street, et son second, le très beau post-apocalyptique vampirique Stake Land, Jim Mickle, avec son fidèle acteur et co-scénariste Nick Damici, s'est imposé comme l'un des réalisateurs les plus intéressants évoluant dans le cinéma de genre. En marge des auteurs à la mode dont chaque projet se transforme en pétard mo...


 
 
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The Station (Marvin Kren, 2013)

Étrange Festival 2013 : compétition internationale. Après un premier essai pas inintéressant du tout autour du film de zombies, l'autrichien Marvin Kren se lance dans le film de monstres. Une ambition tout à fait louable, sauf que le bonhomme confond allègrement hommage et copie mineure et livre un film qui reproduit le schéma de The Thing en mode bas de gamme. Fauché, assez moche et très bête, The Station est un grand n'importe quoi ponctuellement amusant mais surtout sans grand intérêt. Troquez l'Antarctique contre un massif montagneux, un husky contre un braque, l'anglais contre l'allemand, et le talent de John Carpenter contre celui, nettement moins affirmé, de Marvin Kren. Et comme par magie, le chef d’œuvre The Thing devient le très oubliable The Station. Difficile de ne pas se laisser aller à la comparaison tant chaque plan, chaque élément de la structure narrative, transpire The Thing par tous les pores sans la moindre preu...