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Edge of Tomorrow affiche
Edge of Tomorrow affiche
Edge of Tomorrow affiche

Edge of Tomorrow (Doug Liman, 2014)

On ne savait pas trop sur quel pied danser avec l'annonce du nouveau projet de Tom Cruise, balancés entre la filmographie peu fiable de Doug Liman et un pitch redoutable mais casse gueule, celui de la boucle temporelle, cette fois appliqué à un actioner de SF. Le résultat est à la mesure de l'attente, déséquilibré mais attachant. Tom Cruise a un plan. On ne sait pas lequel, on ne sait pas si ça consiste à conquérir la planète ou juste à soigner sa filmographie, mais il a un plan. Et c'est un bon plan. Cela paraît évident tant il persévère à se lancer dans des projets aux rôles similaires en apportant tout juste des nuances de variations à l'image d'action hero qu'il construit depuis des décennies. En l'occurrence, Edge of Tomorrow paraît étroitement lié à Oblivion sorti à peine un an plus tôt : le genre, la solitude du héros, le thème de l'amour face au temps et au destin, le protagoniste aux incarnations multiples, la figure d...


 
 
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Godzilla final wars poster
Godzilla final wars poster
Godzilla final wars poster

Godzilla: Final Wars (Ryuhei Kitamura, 2004)

En 2004, Godzilla, le roi des monstres, fêtait ses 50 ans. Pour célébrer ce demi-siècle d'existence tout en mettant un point d'honneur à l'ère Millénium mais également à toute la saga (Godzilla ne réapparaitra sur les écrans que 10 ans plus tard grâce à Gareth Edwards), la Toho a fait appel à l'enfant terrible du cinéma de genre japonais, le maniériste, généreux et bordélique Ryuhei Kitamura qui signe un drôle de film, entre l'hommage, la parodie et le délire pur et dur. Le genre de film qui passe ou casse, excessif et fou, qui s'est pris une sévère dérouillée au box-office. L'ère Millénium et ses quelques très grands crus, parmi les meilleurs films de toute la saga Godzilla, devait bien s'achever un jour. Et par la même occasion le roi des monstres devait faire ses adieux, une nouvelle fois, comme il le fit déjà à plusieurs reprises par le passé, renaissant toujours ensuite d'une manière ou d'une autre. Mais cette fois c'était po...


 
 
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Charlie's country poster
Charlie's country poster
Charlie's country poster

Charlie’s Country (Rolf de Heer, 2013)

Explorateur et témoin, à la recherche des racines australiennes, Rolf de Heer livre avec Charlie's Country, présenté cette année au Certain Regard du festival de Cannes, une aventure fascinante en miroir de la trajectoire de son acteur, co-scénariste et surtout ami David Gulpilil, aborigène perverti par les paradis artificiels que l'homme blanc a emmené sur la terre de ses ancêtres. Sans trop en faire, avec naturel et sensibilité, il signe une odyssée drôle et touchante, à la fois tragique et pleine d'espoir. Rolf de Heer a fait du chemin depuis sa bombe Bad Boy Bubby, en auscultant film après film ce qui fait la caractéristique de sa terre d'adoption, l'Australie, lui dont les origines européennes lui permettent de garder ce regard à la fois extérieur et concerné. Charlie's Country démarre comme une simple chronique du quotidien avant de prendre de l'ampleur. Le film est tout entier dévoué à son sujet, Charlie, incarné par l'ines...
 
 
 
 
 
 

2014/05/24



 
 
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affiche the rover
affiche the rover
affiche the rover

The Rover (David Michôd, 2014)

Quatre ans après l'énorme claque que constituait Animal Kingdom, David Michôd change radicalement de genre et plonge avec The Rover dans l'univers du western post-apocalyptique en mode majeur. Tous les éléments sont réunis pour construire une œuvre âpre, à l'humour très noir, aux éclairs de violence radicaux, qui laisse un goût de sang et de poussière dans la bouche. L'Australie est le terrain idéal pour filmer des univers dystopiques et particulièrement des films post-apocalyptiques, on le sait depuis Mad Max. Et David Michôd d'enfoncer le clou avec The Rover, présenté en séance de minuit au festival de Cannes. Pure série B, qui aurait toutefois largement mérité les honneurs de la compétition tant la proposition de cinéma est ici radicale, The Rover se réapproprie un langage cinématographique situé entre le western pur et dur, plutôt du côté italien et donc considéré comme bis, et le cinéma indépendant US, avec ses personnages fi...