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Under the Skin affiche
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Under the Skin (Jonathan Glazer, 2013)

Scarlett Johansson à contre-emploi, un réalisateur qui change de style presque 10 ans après son dernier long-métrage, une histoire d’extraterrestres qui espionnent en secret l’humanité, Under the Skin a tout pour être un projet particulièrement fascinant... sur le papier. Sur l’écran, on se demande si Jonathan Glazer est complètement honnête avec son spectateur ou bien s’il est tombé dans la prétention et la suffisance avec un film expérimental pas révolutionnaire ronflant et pensé comme hautement intellectuel. D’abord, il y a Jonathan Glazer. Ce réalisateur britannique s’est fait une bonne réputation dans la publicité et la musique, signant plusieurs clips musicaux marquants pour Radiohead, Massive Attack ou Jamiroquai. Logiquement, son évolution dans le métier de la mise en scène l’a conduit vers la réalisation de courts puis de long-métrages au début des années 2000. Il réussit un beau premier film de gangsters avec Sexy Beast,...


 
 
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A perdre la raison affiche
A perdre la raison affiche
A perdre la raison affiche

À perdre la raison (Joachim Lafosse, 2012)

En livrant un drame puissant à l'esthétique marquée, Joachim Lafosse tente d'évoluer dans les pas de Jacques Audiard. Une écriture et une mise en scène un brin automatiques empêchent A perdre la raison d'atteindre des sommets mais Émilie Dequenne balaye tout sur son passage. Après quatre films, le réalisateur belge Joaquim Lafosse s'est bien installé dans l’œil d'une critique bienveillante tout en s'assurant une présence dans les plus prestigieux festivals. Après Nue propriété présenté à Venise, c'est dans la sélection Un Certain Regard que s'est retrouvé A perdre la raison, drame familial parfois impressionnant et porté par de superbes acteurs. S'il ne convainc pas sur la longueur, le film offre une vision singulière d'une vie de couple foudroyée par la folie latente et les compromis impossibles, un portrait bouleversant de femme plongée dans une machine trop grosse pour elle et qui va la broyer littéralement, et un film à l'élégan...


 
 
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How Much Does Your Building Weigh Mr Foster? de Carlos Carcas et Norberto López Amado (2010)
How Much Does Your Building Weigh Mr Foster? de Carlos Carcas et Norberto López Amado (2010)
How Much Does Your Building Weigh Mr Foster? de Carlos Carcas et Norberto López Amado (2010)

How Much Does Your Building Weigh, Mr Foster? (Carlos Carcas & Norberto López Amado, 2010)

Architecture et cinéma peuvent-ils faire bon ménage ? C'est en filigrane la question que pose ce documentaire au titre imbuvable. How Much Does Your Building Weigh, Mr Foster? c'est précisément la question que posa un jour Richard Buckminster Fuller à Norman Foster, la question du maître à son élève et qui résume le parcours d'architecte de Norman Foster. C'est surtout le point de départ de ce documentaire qui n'en est pas tout à fait un. Quiconque s'est un jour intéressé de près à l'architecture n'y apprendra pas beaucoup de choses mais le film représente une belle plongée dans cet univers de masses et de formes colossales. ce n'est pas tout à fait un documentaire car le film s'inscrit dans un programme bien précis, Antonio Sanz cherchant à créer une série de films sur quelques acteurs majeurs de l'art du XXIème siècle. La limite de l'exercice se situe dans cette démarche, dresser un portrait et non proposer un documentaire. Ainsi, ...


 
 
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Hell de Tim Fehlbaum (2011)
Hell de Tim Fehlbaum (2011)
Hell de Tim Fehlbaum (2011)

Hell (Tim Fehlbaum, 2011)

Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2012 : compétition. Cette année Gérardmer s'est fait réceptacle du cinéma post-apocalyptique à toutes les sauces qui prend avec Hell l'accent germanique. Nationalité peu commune pour un film du genre peu fréquenté en Europe, dont les tentatives outre-atlantique ne parviennent pas à sortir du carcan imposé par La Route. Avec Hell, le jeune Tim Fehlbaum tente une approche originale de la chose avec notamment une identité graphique extrêmement marquée. Une audace qui s'avère relativement payante tant certaines parties du film adoptant parfaitement ce précepte se transforment à l'écran en quelque chose de jamais vu. Dès lors dommage qu'un deuxième film dans le film viennent équilibrer la balance vers le bas en adoptant un ton et une charte graphique beaucoup plus conventionnels, épuisant quelque peu l'originalité de l'ensemble et donc son intérêt. Reste qu'il s'agit là d'une des rares tentatives...