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affiche calvaire
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Calvaire (Fabrice Du Welz, 2004)

Pour son premier long métrage, le belge Fabrice Du Welz réalise une sorte de rêve de cinéphile s'emparant d'une caméra. Mais plus encore que de recracher diverses œuvres à l'influence essentielle, Calvaire crée sa propre mythologie et marque les débuts époustouflants d'un très grand metteur en scène en devenir. Ce que confirmera le formidable Vinyan quelques années plus tard. Calvaire est un film complètement en marge de toute la vague de "films de genre" européens apparus dans les années 2000 afin de redorer le blason d'un cinéma horrifique et/ou fantastique quelque peu laissé à l'abandon. En marge car belge, dans un premier temps, ce qui lui confère une personnalité et une dose de folie que ne possède aucune production française. Mais également car les principales influences de Fabrice Du Welz sont à puiser dans un cinéma qui sort largement des sentiers battus et ne tombent jamais dans la facilité d'effets de mode façon torture ...


 
 
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L'étrange couleur des larmes de ton corps affiche
L'étrange couleur des larmes de ton corps affiche
L'étrange couleur des larmes de ton corps affiche

L’étrange couleur des larmes de ton corps (Bruno Forzani & Hélène Cattet, 2013)

PIFFF 2013 : compétition Il y a quatre ans, avec l'incroyable Amer, fruit de leurs expérimentations sur le format court, Hélène Cattet et Bruno Forzani frappaient très fort et hurlaient leur amour pour un cinéma alternatif en même temps qu'ils disséquaient avec précision les grands motifs du giallo. Quatre ans plus tard, ils poursuivent leur exploration avec un film à la fois plus accessible et plus extrême, entre expérience de cinéma total, délire des sens et odyssée cauchemardesque. Si Amer fascinait autant qu'il pouvait repousser, c'est par son caractère non narratif, sa volonté d'abstraction pour mieux théoriser un genre vénéré par ses réalisateurs : le giallo. Avec L'étrange couleur des larmes de ton corps, qui bénéficie au passage d'un des plus beaux titres de film depuis une éternité, Bruno Forzani et Hélène Cattet s'essayent à une approche évidemment plus "mainstream", ne cherchant plus seulement à décortiquer des motifs ob...


 
 
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A perdre la raison affiche
A perdre la raison affiche
A perdre la raison affiche

À perdre la raison (Joachim Lafosse, 2012)

En livrant un drame puissant à l'esthétique marquée, Joachim Lafosse tente d'évoluer dans les pas de Jacques Audiard. Une écriture et une mise en scène un brin automatiques empêchent A perdre la raison d'atteindre des sommets mais Émilie Dequenne balaye tout sur son passage. Après quatre films, le réalisateur belge Joaquim Lafosse s'est bien installé dans l’œil d'une critique bienveillante tout en s'assurant une présence dans les plus prestigieux festivals. Après Nue propriété présenté à Venise, c'est dans la sélection Un Certain Regard que s'est retrouvé A perdre la raison, drame familial parfois impressionnant et porté par de superbes acteurs. S'il ne convainc pas sur la longueur, le film offre une vision singulière d'une vie de couple foudroyée par la folie latente et les compromis impossibles, un portrait bouleversant de femme plongée dans une machine trop grosse pour elle et qui va la broyer littéralement, et un film à l'élégan...


 
 
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Nuit Blanche de Frédéric Jardin (2011)
Nuit Blanche de Frédéric Jardin (2011)
Nuit Blanche de Frédéric Jardin (2011)

Nuit Blanche (Frédéric Jardin, 2011)

Devant Nuit Blanche, sensation du dernier TIFF où tous les gros studios ont voulu acheter les droits pour un remake en quelques heures après la première projection, on a un peu de mal à réaliser qu'il s'agit du nouveau film de Frédéric Jardin, réalisateur jusque là spécialisé dans les comédies pas drôles dont le dernier exploit en date remontait à Cravate Club en 2002. Non pas qu'il soit passé de médiocre à génial, Nuit Blanche n'étant pas vraiment une réussite totale, mais la progression est stupéfiante. Nuit Blanche c'est le nouveau film labellisé "polar hard boiled made in France" et on ne va pas s'en plaindre quand on voit que des réalisateurs prennent enfin le temps de se replonger dans un genre qui aura fait les plus beaux jours du cinéma populaire français. Seule ombre au tableau, et de taille en plus, un certain Fred Cavayé a pondu l'an dernier une espèce de morceau de bravoure extraordinaire qui semble filer des complexes à ...