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Alexandre affiche
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Alexandre : The Ultimate Cut (Oliver Stone, 2004-2014)

Dix ans après sa sortie, Alexandre se révèle dans une quatrième et dernière version. Cette « Ultimate Cut » de 3h26 donne enfin à voir la vision que portait Oliver Stone en lui. Celle d’un long-métrage épique, grandiose et loin des sentiers battus. Un film à la hauteur de son héros et dont la mise en scène prend des risques à chaque séquence. « La fortune sourit aux audacieux ». Ces mots de Virgile qui ouvrent le film sonnent aujourd’hui comme une revanche d’Oliver Stone sur tous ceux qui ont pu médire de son plus grand film. « Le degré zéro dans cette mode du néo-péplum », « Fresque psychologique empâtée », « Bérézina insensée avec déco patatapouf ». Voilà ce que l’on pouvait lire en France le 5 janvier 2005 au sujet du biopic sur Alexandre le grand concocté par Oliver Stone. Les critiques américaines ou d’historiens sont plus cinglantes encore et les résultats au box office international furent à peine satisfaisants. Le cinéaste...


 
 
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Deux jours une nuit affiche
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Deux jours, une nuit (Jean-Pierre & Luc Dardenne, 2014)

Marion Cotillard chez les Dardenne, ça doit être un choc pour les américains. Si pour nous, elle fut d'abord l'actrice de Taxi ou de Dikkenek, c'est-à-dire loin du summum du glamour, pour nos amis nord-américains, Cotillard, c'est Hollywood, Inception, Woody Allen, la Môme. Alors la voir jouer une femme ordinaire chez les Dardenne, qui lutte pour garder son emploi après une dépression, c'est un peu comme quand Ingrid Bergman quittait les paillettes pour jouer chez Rossellini. Voilà la force de Cotillard, une mue constante, toujours là où on l'attend le moins. Elle avait déjà éblouie en dresseuse d'orques chez Jacques Audiard, avant de sublimer le dernier James Gray, The Immigrant. A chaque fois, elle module sa voix, d'un faible accent, d'une intonation légèrement différente. Chez James Gray, elle parlait l'anglais avec un accent polonais. Quand elle doit jouer la française de service, elle exagère son accent parisien. Avec Deux jours...


 
 
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Suspiria affiche
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Suspiria (Dario Argento, 1977)

Si Suspiria est aujourd'hui encore cité au détour d'un plan par d'innombrables cinéastes, ce film constitue une entité assez spéciale dans la carrière, déjà immense à l'époque, de Dario Argento. Il est de ces films que tout cinéphile se doit d'avoir vu et revu, non seulement pour ce qu'il est mais également pour ce qu'il représente. Il est la clé nécessaire pour comprendre en quoi chaque nouveau film d'un Argento fini depuis 30 ans provoque encore un certain émoi, il est le symbole d'un esprit foisonnant et d'un cinéaste du rêve alors au sommet de sa carrière. C'est également un objet d'étude pictural qui n'a pas vraiment d'équivalent et une expérience cauchemardesque inoubliable. Après sa trilogie animale, l'étonnant film historique 5 jours à Milan et son premier véritable chef d’œuvre, Les Frissons de l'angoisse, Dario Argento se devait de provoquer un bouleversement dans son œuvre afin de sortir du carcan dans lequel les auteurs ...


 
 
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la grande bellezza affiche
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La Grande Bellezza (Paolo Sorrentino, 2013)

Bien loin du cynisme qu'on lui prête, La Grande Bellezza est un portrait immersif de la capitale italienne : belle mais écrasée par sa propre grandeur. Avec l'aide de Toni Servillo en écrivain qui s'interroge sur la futilité de sa vie, le cinéaste accomplit une belle œuvre spirituelle où le grossier fait partie intégrante d'un monde qu'il aime détester. Après les affreux Il Divo et This must be the Place, il y avait tout à craindre du nouveau film de Paolo Sorrentino. Néanmoins, il est une chose qu'on ne peut lui enlever. Il accorde même aux misérables la beauté plastique de ses images. Quand une frange du cinéma social clame à qui veut l'entendre que le contenu doit dépasser le contenant, que la beauté plastique et la maestria des mouvements d'appareils sont l’apanage d'un cinéma bourgeois, Sorrentino fait partie de ces cinéastes bien plus égalitaire où le regard entre le beau et le sordide a droit à la même sidération. Le problème...