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Zero Theorem affiche
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Zero Theorem (Terry Gilliam, 2013)

Le plus anglais des réalisateurs américains, aussi génial soit-il, n'a jamais vraiment eu de chance, autant au niveau des diverses catastrophes (naturelles et humaines) s'abattant sur ses tournages qu'à celui de la réception critique et publique de ses films. Zero Theorem ne déroge pas à la règle. Si sa gestation n'a pas vraiment souffert, le film a été accueilli entre l'indifférence polie, la déception majeure et une nouvelle occasion de tirer à vu sur un cinéaste en marge depuis bientôt 40 ans. Pourtant, cette conclusion de sa trilogie SF méritait un tout autre accueil. Évidemment, Zero Theorem fait légèrement pâle figure face à Brazil et L'armée des 12 singes, les deux premiers volets de cette "trilogie" dystopique consacrée à des sociétés orwelliennes. C'est un peu triste, mais c'est un fait, Terry Gilliam commence à s'essouffler, sans doute épuisé par tous ces projets avortés et ces drames à répétitions. Zero Theorem manque d...


 
 
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Alexandre affiche
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Alexandre : The Ultimate Cut (Oliver Stone, 2004-2014)

Dix ans après sa sortie, Alexandre se révèle dans une quatrième et dernière version. Cette « Ultimate Cut » de 3h26 donne enfin à voir la vision que portait Oliver Stone en lui. Celle d’un long-métrage épique, grandiose et loin des sentiers battus. Un film à la hauteur de son héros et dont la mise en scène prend des risques à chaque séquence. « La fortune sourit aux audacieux ». Ces mots de Virgile qui ouvrent le film sonnent aujourd’hui comme une revanche d’Oliver Stone sur tous ceux qui ont pu médire de son plus grand film. « Le degré zéro dans cette mode du néo-péplum », « Fresque psychologique empâtée », « Bérézina insensée avec déco patatapouf ». Voilà ce que l’on pouvait lire en France le 5 janvier 2005 au sujet du biopic sur Alexandre le grand concocté par Oliver Stone. Les critiques américaines ou d’historiens sont plus cinglantes encore et les résultats au box office international furent à peine satisfaisants. Le cinéaste...


 
 
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Blue Ruin affiche
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Blue Ruin (Jeremy Saulnier, 2013)

Pour son deuxième film, Jeremy Saulnier se penche sur le genre très codé du revenge movie qu'il va revisiter à la sauce "petit film indépendant pour ravir les festivaliers". Le résultat est souvent très beau, parfois un peu ennuyeux, mais bénéficie d'une véritable identité visuelle qui permet de passer outre quelques faiblesses handicapantes. Avec le déjanté et bordélique Murder Party, Jeremy Saulnier plongeait dans le grand bain du long métrage. Un premier essai pas totalement convaincant suivi de quelques films sur lesquels il officia en temps que directeur de la photographie, notamment Putty Hill et I Used to Be Darker de Matthew Porterfield. Six ans après ce premier pas, le voici de retour avec Blue Ruin qui a fait le tour de plusieurs festivals pendant une bonne année après sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi le film a su séduire nombre de sélectionneurs à travers le ...


 
 
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Alleluia affiche
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Alleluia (Fabrice Du Welz, 2014)

Après six ans d'absence, un film de commande à la production houleuse qui devrait bientôt et enfin sortir en salles, le belge Fabrice Du Welz revenait cette année à la Quinzaine des réalisateurs pour présenter son nouveau bébé nommé Alleluia. Une nouvelle fois, il signe un film peu aimable, agressif, à contre-courant, et pourtant fascinant. Non seulement car il s'inscrit dans un propos logique pour son auteur mais également car il manie avec brio les ruptures de ton et ose le jusqu’au-boutisme. Alleluia. Un titre qui résonne comme un soulagement chez le spectateur qui attendait le retour de Fabrice Du Welz. Il est de retour et si en apparence son dernier rejeton marque un coup d'arrêt dans l'escalade ambitieuse de son œuvre, il n'en reste pas moins un film qui possède toute son identité, s'affranchissant cette fois de tout un réseau d'influences qui pouvait parasiter l'expérience des grincheux. A l'origine, il y a bien sur l'odyss...