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Colt 45 affiche
Colt 45 affiche
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Colt 45 (Fabrice Du Welz, 2014)

Quand le polar francophone, ayant trouvé son nouveau souffle avec le lyrisme classique d'Olivier Marchal, a quand même réussi à déjà tourner en rond en essayant de reproduire la formule sans vraiment y apporter quoi que ce soit de nouveau, il est salutaire de voir débarquer des films comme Colt 45, qui n'a pas vraiment d'équivalent dans l'hexagone. En marge de projets clairement plus "personnels", Fabrice Du Welz s'est prêté au jeu du film de commande, même s'il a été plus qu'impliqué dans la réécriture d'un scénario parait-il fleuve. Un jeu qui a plutôt mal tourné, le mogul Thomas Langmann n'ayant visiblement pas apprécié le résultat final, assez radical, le film ayant changé de distributeur en mai dernier et le montage atterrissant en salles n'ayant pas vraiment de paternité (aucun monteur n'est crédité sur l'affiche, à vérifier sur le générique de fin). L'impression d'un film qui pose de gros problèmes se vérifie encore avec la...


 
 
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killing season poster
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Face à face (Mark Steven Johnson, 2013)

Quand deux grands acteurs regardent lascivement leur carrière loin derrière eux, sous la direction du réalisateur de Daredevil, capable de détruire un des scripts les plus en vue il y a quelques années à Hollywood, cela donne Face à face, ou Killing Season, un film raté de A à Z qui fut pendant un temps le grand projet du retour de John McTiernan. Flashback. Début 2011, John McTiernan, qui n'a rien tourné depuis Basic en 2003, est annoncé à la mise en scène de Shrapnel (du nom du fameux obus, mais signifiant ici un morceau de métal figé dans la chair d'un des personnages suite à une explosion). Le script d'Evan Daugherty fait partie de la liste noire des meilleurs scénarios non tournés et il s'agit d'un thriller situé dans les 70's, voyant s'affronter en lutte primale deux vétérans de la Seconde Guerre Mondiale. Plus réjouissant encore, Shrapnel devait voir s'affronter Nicolas Cage et John Travolta, une quinzaine d'années après Vo...


 
 
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Alleluia affiche
Alleluia affiche
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Alleluia (Fabrice Du Welz, 2014)

Après six ans d'absence, un film de commande à la production houleuse qui devrait bientôt et enfin sortir en salles, le belge Fabrice Du Welz revenait cette année à la Quinzaine des réalisateurs pour présenter son nouveau bébé nommé Alleluia. Une nouvelle fois, il signe un film peu aimable, agressif, à contre-courant, et pourtant fascinant. Non seulement car il s'inscrit dans un propos logique pour son auteur mais également car il manie avec brio les ruptures de ton et ose le jusqu’au-boutisme. Alleluia. Un titre qui résonne comme un soulagement chez le spectateur qui attendait le retour de Fabrice Du Welz. Il est de retour et si en apparence son dernier rejeton marque un coup d'arrêt dans l'escalade ambitieuse de son œuvre, il n'en reste pas moins un film qui possède toute son identité, s'affranchissant cette fois de tout un réseau d'influences qui pouvait parasiter l'expérience des grincheux. A l'origine, il y a bien sur l'odyss...


 
 
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Deux jours une nuit affiche
Deux jours une nuit affiche
Deux jours une nuit affiche

Deux jours, une nuit (Jean-Pierre & Luc Dardenne, 2014)

Marion Cotillard chez les Dardenne, ça doit être un choc pour les américains. Si pour nous, elle fut d'abord l'actrice de Taxi ou de Dikkenek, c'est-à-dire loin du summum du glamour, pour nos amis nord-américains, Cotillard, c'est Hollywood, Inception, Woody Allen, la Môme. Alors la voir jouer une femme ordinaire chez les Dardenne, qui lutte pour garder son emploi après une dépression, c'est un peu comme quand Ingrid Bergman quittait les paillettes pour jouer chez Rossellini. Voilà la force de Cotillard, une mue constante, toujours là où on l'attend le moins. Elle avait déjà éblouie en dresseuse d'orques chez Jacques Audiard, avant de sublimer le dernier James Gray, The Immigrant. A chaque fois, elle module sa voix, d'un faible accent, d'une intonation légèrement différente. Chez James Gray, elle parlait l'anglais avec un accent polonais. Quand elle doit jouer la française de service, elle exagère son accent parisien. Avec Deux jours...