Taïwan
 
 
 
 
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The Land of Hope (Sion Sono, 2012)

A la manière d'un Takashi Miike qui s'est essayé non sans succès à un cinéma plus "classique" que d'accoutumée, en marge de ses délires habituels, Sion Sono délaisse le temps de The Land of Hope ses excès en tous genres pour aborder la grande figure classique du drame japonais. En toile de fond, un drame ancré dans l'histoire contemporaine du Japon avec un incident nucléaire, et au premier plan un drame choral sur deux générations et leur gestion de la catastrophe. En résulte un film passionnant, étonnamment très sobre de la part d'un réalisateur punk, et aboutissant sur une charge émotionnelle savamment dosée. Dans Himizu, incroyable requiem pour un Japon blessé dans sa chair construit autour du cinéma du chaos, Sion Sono abordait déjà la catastrophe de mars 2011. Avec un recul supplémentaire, il poursuit son exploration d'une des catastrophes majeures de notre temps sur l'archipel nippon mais aborde cette fois l'exercice à travers...


 
 
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Warriors of the Rainbow: Seediq Bale de Wei Te-Sheng (2011)
Warriors of the Rainbow: Seediq Bale de Wei Te-Sheng (2011)
Warriors of the Rainbow: Seediq Bale de Wei Te-Sheng (2011)

Warriors of the Rainbow – Seediq Bale (Wei Te-Sheng, 2011)

Festival du Film Asiatique de Deauville 2011 : Action Asia L'occupation de la Chine par le Japon à la fin des années 30 est un décor historique de cinéma assez fascinant, et largement exploité. C'est pourtant la première fois que quelqu'un s'intéresse véritablement au sort réservé aux tribus de l'île de Taïwan. Pour l'occasion on retrouve John Woo à la production (comme pour Reign of Assassins ou Blood Brothers), un budget de 25 millions de dollars et un grand réalisateur taïwanais à qui il manquait un film de cette ampleur pour enfin se faire un nom après le formidable Cape No. 7. Warriors of the Rainbow: Seediq Bale possédait tout, sur le papier, pour s'imposer tel une grande fresque guerrière. À l'arrivée, le grand film s'évapore face aux aléas de la distribution du cinéma asiatique. En effet, cette fresque composée de deux parties de respectivement 2h25 et 2h15, soit 4h40 au total, est montrée hors de Taïwan dans son format "int...


 
 
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Parking de Chung Mong-Hong (2008)
Parking de Chung Mong-Hong (2008)
Parking de Chung Mong-Hong (2008)

Parking (Chung Mong-Hong, 2008)

Ce qui est intéressant avec le cinéma asiatique, en plus de proposer un cinéma presque toujours original et qui tente de proposer du jamais vu, c'est que souvent on assiste à la naissance de nouveaux talents. On en a l'habitude à Hong-Kong ou en Corée du Sud, beaucoup moins à Taïwan, petite île chinoise où la production cinématographique est dominée par deux réalisateurs, Hou Hsiao-Hsien (Millenium Mambo) et Tsai Ming-Liang (la Saveur de la Pastèque), maintenant qu'Ang Lee, sans doute le plus connu du grand public (les deux précédents étant surtout reconnus par un public plus spécialisé, avec un cinéma beaucoup moins accessible), s'est définitivement installé aux USA. C'est donc une petite surprise de voir débarquer ce Chung Mong-Hong, qui après quelques publicités et un documentaire se retrouve avec son premier long-métrage directement sélectionné à Cannes l'an dernier dans la catégorie Un Certain Regard, le film sort presque un an ...


 
 
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Swordsman de King Hu (1990)
Swordsman de King Hu (1990)
Swordsman de King Hu (1990)

Swordsman (King Hu, 1990)

Voilà un film qui à lui tout seul contient tout ce qu'il y a de meilleur et de pire dans le cinéma de Hong Kong à son âge d'or. Produit par Tsui Hark dans sa période "je fais renaître tous les genres qui ont fait le succès de notre cinéma par le passé", c'est à dire 3 ans après avoir relancé la kung fu ghost comedy avec Histoires de Fantômes Chinois et 1 an avant la renaissance du film de Kung Fu avec Il était une fois en Chine. Et comme Tsui Hark aime faire du neuf avec du vieux il engage pour donner un nouveau souffle au Wu Xia Pian (film de sabres) un des piliers du passé de HK et du genre, le maître King Hu alors âgé de 60 ans, tombé dans l'oubli depuis le début des années 80 alors qu'il est tout de même auteur de chefs d'œuvres tel que A Touch of Zen ou Raining in the Moutain. Bonne occasion donc pour le réalisateur qui espère revenir sur le devant de la scène mais qui va vite déchanter, le tournage se passe dans un chaos total,...