Israël
 
 
 
 
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Big Bad Wolves affiche
Big Bad Wolves affiche
Big Bad Wolves affiche

Big Bad Wolves (Aharon Keshales & Navot Papushado, 2013)

Trois ans après leur très réussi slasher Rabies, les israéliens Aharon Keshales et Navot Papushado passent à la vitesse supérieure avec Big Bad Wolves, petite merveille d'écriture et d'humour noir qui, derrière la fable tragique, développe un propos extrêmement percutant sur la nature humaine et la notion de justice. Un film d'une originalité folle et qui ose à peu près tous les virages à 180°, quitte à paraitre presque décousu. Il faut donc voyager vers Israël pour trouver les véritables élèves des frères Coen, des cinéastes ayant assimilé leur regard fait d'un habile mélange entre tendresse, foi en le genre humain et délicate misanthropie. C'est en tout cas ce que laisse supposer cet étonnant Big Bad Wolves de Aharon Keshales et Navot Papushado, film qu'auraient très bien pu écrire les frangins de Minneapolis dans leur période la plus folle en terme de créativité. On y retrouve d'ailleurs une certaine rigueur dans la mise en scè...


 
 
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Le Policier de Nadav Lapid (2011)
Le Policier de Nadav Lapid (2011)
Le Policier de Nadav Lapid (2011)

Le Policier (Nadav Lapid, 2011)

Inexorablement aspiré par le conflit régnant dans son pays, Le Policier, en provenance d'Israël, n’est pas seulement un film porté par une mouvance sociale, mais également une critique envers la société de l’état qui l’abrite. Le cinéaste Nadav Lapid s’évertue à propager une idée forte dans laquelle les rebelles modernes peuvent s’identifier. La pensée unique et pertinente de ce long-métrage ne résonne pas distinctement et aisément dans notre esprit pendant le visionnage. Le Policier est desservi par une mise en scène désastreuse et des acteurs empotés. A vouloir exposer en détails les fondamentaux de la vie tout en représentant deux parties diamétralement opposés, ici en l’occurrence les camps des policier et des rebelles, Nadav Lapid, également scénariste du film, s'égare et réussit tout juste à offrir un paquet d’incohérences. Pendant plus d’une heure (le film dure 1h45) l’intrigue va s’attarder sur la vie d’un policier prénomm...


 
 
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Miral de Julian Schnabel (2010)
Miral de Julian Schnabel (2010)
Miral de Julian Schnabel (2010)

Miral (Julian Schnabel, 2010)

Nous avions quitté Julian Schnabel il y a 3 ans avec le sublime le Scaphandre et le Papillon qui avait fait sensation à Cannes puis un peu partout à travers le monde, raflant récompenses sur récompenses. Il semblait donc que le peintre, artiste majeur du mouvement néo-expressionniste, ait trouvé sa voie de reconversion toute tracée après seulement 3 longs métrages de fiction tous plus réussis les uns que les autres. C'est sans surprise que son quatrième, Miral, s'est retrouvé en compétition à la Mostra de Venise cette année. Fait amusant, le réalisateur juif américain adapte ici un roman de la journaliste israélienne Rula Jebreal qui met en scène les destins de plusieurs femmes... palestiniennes. Portraits de femmes sur toile de fond de conflit israëlo-palestinien, en voilà un sujet brûlant qui mérite toute la délicatesse du monde pour ne pas passer à côté. Manque de bol, Schnabel a oublié sa finesse et livre un film extrêmement banc...


 
 
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Ajami de Scandar Copti et Yaron Shani (2009)
Ajami de Scandar Copti et Yaron Shani (2009)
Ajami de Scandar Copti et Yaron Shani (2009)

Ajami (Scandar Copti & Yaron Shani, 2009)

Avant de s'intéresser au film proprement dit, il est nécessaire de jeter un œil sur qui en est à l'origine. Il s'agit d'un film produit par Israël et co-réalisé par deux israéliens, l'un arabe chrétien, l'autre juif, comme un symbole de deux communautés qui n'ont jamais pu se comprendre. Le projet a duré 7 ans, il met en scène des comédiens qui n'ont rien de professionnels et l'action se passe en majorité dans le quartier d'Ajami, à Jaffa, ville arabe avalée par la mégalopole Tel-Aviv. Comme projet complexe on ne pouvait pas rêver mieux. Ah si, du genre y rajouter un scénario bien complexe de films choral, et c'est justement le cas ici! Ajami nous rappelle assez vite un autre premier film tout aussi ambitieux dans la (dé)construction du récit, le magistral Amours Chiennes d'Alejandro González Iñárritu, auquel il ressemble sur de très nombreux points et devant lequel il n'a pas besoin de rougir. Dès lors il est vrai que le film, au de...