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Moebius poster
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Moebius (Kim Ki-duk, 2013)

Aussi génial soit-il, le cinéma de Kim Ki-duk, à quelques exceptions près, n'est pas vraiment synonyme de tendresse. Avec Moebius, il repousse les limites du sordide comme il ne l'avais jamais fait auparavant, prouvant qu'il est bel et bien de retour aux affaires. De plus en plus proche d'une sorte de Lars Von Trier coréen, il projette sur l'écran, et de façon la plus brute possible, toutes ses angoisses et névroses, pour un résultat d'une radicalité absolue. Projeté en festival, mais interdit d'exploitation au cinéma en Corée avant de repasser au montage pour obtenir une sortie limitée, Moebius sentait le souffre depuis longtemps. Il faut avouer que Kim Ki-duk se radicalise et fait voguer son cinéma vers des terres de provocation que ses films précédents, pourtant très extrêmes parfois, n'osaient pas approcher. Cette approche radicale se traduit autant par le propos du film que par son approche en terme de mise en scène et de cho...


 
 
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Transcendance affiche
Transcendance affiche
Transcendance affiche

Transcendance (Wally Pfister, 2014)

Lorsqu'un directeur de la photographie, qui plus est de films acclamés et de succès colossaux, prend la casquette de réalisateur, cela est souvent gage d'un film visuellement impeccable. Une sorte de minimum syndical, à défaut d'avoir droit à un bon film. C'est exactement le problème de Transcendance, premier essai de Wally Pfister, le directeur de la photographie attitré de Christopher Nolan, qui signe un objet cinématographique hautement raté ressemblant à du sous-Nolan au scénario inexistant. La déception est de taille. Wally Pfister est l’artisan responsable de l'image des si beaux films de Christopher Nolan, mais également du Stratège de Bennett Miller. Pour son premier essai en tant que metteur en scène, après avoir côtoyé des réalisateurs-techniciens aussi pointus, il s'attaque directement à un récit aux prémices plutôt ambitieux : un film de science-fiction abordant le sujet classique mais toujours passionnant de l'intelli...


 
 
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detective dee 2 la legende du dragon des mers affiche
detective dee 2 la legende du dragon des mers affiche
detective dee 2 la legende du dragon des mers affiche

Détective Dee 2 : la légende du dragon des mers (Tsui Hark, 2013)

En donnant une suite/prequel à son merveilleux Détective Dee premier du nom, Tsui Hark poursuit ce nouvel élan dans sa carrière en persistant dans un retour au film en costumes. L'occasion pour lui d'approfondir les méandres de cet univers foisonnant et de livrer non seulement un incroyable film d'aventure dans la grande tradition du genre, mais également une œuvre politique engagée et un récit étrangement autobiographique. Dès les premières secondes, quelque chose d'étrange transpire de Détective Dee 2. Tsui Hark a rarement donné de suite à ses propres films, exception faite d'Il était une fois en Chine (en plus du premier film, il a réalisé trois des quatre suites) et dans une moindre mesure Le Syndicat du crime 3 et Black Mask 2 (il s'est beaucoup impliqué sur Le Syndicat du crime 2 mais John Woo a gardé le contrôle, ce qui est bien moins évident sur le Black Mask de Daniel Lee). Détective Dee 2 répond donc, dans sa fabrication...


 
 
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House poster
House poster
House poster

House (Nobuhiko Obayashi, 1977)

Aujourd’hui retour sur l’un des chefs d’œuvres du cinéma japonais. Actuellement « redécouvert » en occident, House est une œuvre singulière. Un film d’horreur au carrefour de différents courants artistiques, qui doit beaucoup à son cinéaste d’exception : Nobuhiko Obayashi. Né le 9 janvier 1938 à Onomichi dans la province d’Hiroshima, Nobuhiko trouve sa vocation de cinéaste durant son enfance, après avoir feuilleté des ouvrages photographiques autour des pays étrangers. Passionné d’arts, de peinture, et d’animation notamment, il réalise ses premiers courts à l’université de Seijo durant les 60’s. Ces travaux dans le cinéma expérimental et la publicité le conduiront à réaliser son premier long-métrage, en 1968 : Confession. Une œuvre expérimentale sur le quotidien doux-amer de trois jeunes habitants d'Onomichi. Il enchaîne plus de 2000 publicités (dont seulement 3 storyboardées), qui le feront diriger Catherine Deneuve, Charles Bron...