Mexique
 
 
 
 
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Le Labyrinthe de Pan affiche
Le Labyrinthe de Pan affiche
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Le Labyrinthe de Pan (Guillermo del Toro, 2006)

Cinq ans après L'échine du Diable, magnifique fable fantomatique et portrait d'une Espagne déchirée par la guerre civile, Guillermo del Toro retrouve cet univers si particulier pour un de ses films les plus personnels, allant jusqu'à renoncer à son salaire pour que son rêve se réalise. Le résultat c'est Le Labyrinthe de Pan, son plus beau film à ce jour, une œuvre à la fois lumineuse et tragique, ode à l'imaginaire et à l'enfance, un chef d’œuvre de poésie et sans doute un des plus grands films fantastiques du cinéma moderne. Étrangement, pour la grande première de Guillermo del Toro en compétition à Cannes, Le Labyrinthe de Pan fait partie, au même titre que Southland Tales, des grands oubliés d'un palmarès extrêmement consensuel et passablement honteux. Quelques années plus tard, pourtant, l'évidence reste : il s'agissait d'un des plus grands films de l'année. Et ce même si certains n'ont pas succombé à ce merveilleux voyage. De m...


 
 
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Heli affiche
Heli affiche
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Heli (Amat Escalante, 2013)

Après le faux choc de Los Bastardos, Amat Escalante, disciple de Carlos Reygadas, explore un nouveau terrain avec Heli. Si le réalisateur mexicain affirme un peu plus ses choix de mise en scène, son manque de finesse reste à l'ordre du jour. Heli compose autour d'une poignée de scènes chocs un récit finalement assez banal et à la morale simpliste, souffre de tares plutôt embarrassantes, mais puise une certaine puissance dans son rapport au Mexique ainsi que dans son illustration jusqu’au-boutiste de la mécanique de la violence et de la déshumanisation. Amat Escalante ne copie plus bêtement Haneke mais compose son propre cinéma, qui ne fait pas vraiment dans la dentelle. Los Bastardos, malgré une mise en scène déjà très maitrisée, n'était finalement qu'une baudruche assez vaine dont on ne retiendra pas grand chose, si ce n'est une dernière scène assez stupéfiante. Amat Escalante, cinéaste roublard sur de ses effets, a ceci de presque...


 
 
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Post Tenebras Lux affiche
Post Tenebras Lux affiche
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Post Tenebras Lux (Carlos Reygadas, 2012)

Carlos Reygadas est-il un génie ou un escroc ? Jusqu'à aujourd'hui, on pouvait encore se poser la question, mais avec Post Tenebras Lux, et malgré son titre magnifique, il est possible de se faire un avis tranché sur la question. Le mexicain est donc un escroc, de ceux qui parviennent à suffisamment embrumer l'esprit et le regard de la critique et des sélectionneurs de festivals jusqu'à ce qu'ils acceptent ses films les yeux fermés ou en louent toutes les grandes qualités. Post Tenebras Lux révèle surtout que le réalisateur n'a pas grand chose à raconter et se permet de le faire de la pire des façons, à savoir en jouant l'auteur prétentieux à la fausse poésie lyrique et qui brouille en permanence les codes narratifs pour mieux faire passer la vacuité de son scénario. Bien sur, il convient de louer la forme de cet exercice de style visuellement éblouissant, composé d'autant de tableaux à la puissance graphique, voire émotionnelle, sid...


 
 
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Here Comes The Devil Poster
Here Comes The Devil Poster
Here Comes The Devil Poster

Here Comes the Devil (Adrián García Bogliano, 2012)

Paris International Fantastic Film Festival 2012 : Compétition. 10ème long métrage en 8 ans pour le prolifique argentin Adrián García Bogliano qui, après l'horreur somme toute classique, voire crétine, de Penumbra et Cold Sweat, se lance dans quelque chose de bien plus ambitieux avec Here Comes the Devil. Possession démoniaque, enfants traumatisés et scènes de sexe fiévreuses ou malsaines, le cocktail idéal du parfait petit cinéaste subversif qui cherche à jouer au plus malin mais ferait mieux de retourner prendre des cours de mise en scène tant son film pue l'amateurisme et les effets hors sujet. Visiblement, Adrián García Bogliano a vu Picnic à Hanging Rock et l'a beaucoup aimé. On le comprends mais cet amour obsessionnel pour le chef d’œuvre onirique et délicieusement subversif de Peter Weir vampirise son propre film. D'autant plus qu'Adrián García Bogliano ne possède pas une once de la subtilité de l'australien son insistance s...