Amérique
 
 
 
 
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Enemy affiche
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Enemy (Denis Villeneuve, 2013)

[SPOILER ALERT : Nous vous conseillons la lecture de cette critique après vision du film afin de ne pas avoir connaissance d'éléments analysés dans ce texte] Après la sortie de deux purs thrillers, assez brillants dans leur genre, Denis Villeneuve revient à un cinéma de l'étrange se rapprochant de ses essais dans le court métrage. Et s'il donne cette fois la sensation de marcher dans les traces d'un aîné plutôt que de déblayer son propre chemin, Enemy ne manque ni d'intérêt ni d'efficacité, tout en jouant avec différentes figures très classiques du trouble mental. Tourné avant le formidable Prisoners, Enemy prouve à quel point Denis Villeneuve est un metteur en scène versatile, capable de jongler entre les genres avec la même habileté. Plutôt que le thriller sordide, il se penche cette fois sur un cinéma beaucoup moins terre-à-terre et sur des illustrations mentales, dans une veine qui n'est pas sans rappeler son étonnant court...


 
 
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Affiche les gardiens de la galaxie
Affiche les gardiens de la galaxie
Affiche les gardiens de la galaxie

Les Gardiens de la Galaxie (James Gunn, 2014)

Soucieux de ne pas tuer la poule aux oeufs d'or, Marvel Studios continue d'étendre son empire en voulant lancer de nouvelles franchises s'éloignant de sa sainte trinité composée de Captain America, Iron Man et Thor. Les Gardiens de la Galaxie fait donc office d'une prise de risques en adaptant les aventures de super-héros de troisième zone. Mais une prise de risques modérée par un réalisateur et un studio dont le parti pris très simple ayant fait ses preuves sur Avengers devrait suffire à remplir les salles : museler une mythologie forte par l'humour. Bienvenue dans l'ère de la formule du paradoxe Marvel. Les Gardiens de la Galaxie est sans doute un des blockbusters les plus intéressants de l'année, dans le sens où il offre une perspective très claire sur l'évolution de l'industrie cinématographique à cette échelle. Kevin Feige a réussi à créer en dix films ce que les studios désespèrent de trouver : une formule rentable à t...


 
 
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Locke affiche
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Locke (Steven Knight, 2013)

Scénariste de talent, Steven Knight ne fait pas les choses à moitié pour son passage sous la casquette de réalisateur. Son second film réalisé l'an dernier, Locke, est un exercice de style hautement casse-gueule dont il parvient à se sortir avec les honneurs, même s'il souffre tout de même de fautes assez grossières. Steven Knight, scénariste de Dirty Pretty Thing et des Promesses de l'ombre, s'étant déjà frotté à la réalisation pour quelques épisodes de sa série The Detectives pour la BBC, a embrassé sa nouvelle carrière de metteur en scène à bras le corps. En 2013, il a directement réalisé deux films. Il y a eu tout d'abord Crazy Joe, sans aucun doute un des meilleurs films avec Jason Statham, puis Locke, exercice de style radical s'appuyant presque uniquement sur la prestation de Tom Hardy. La note d'intention sonne comme une prise de risques totale : presque 1h30 avec Tom Hardy, en temps réel, lors d'un trajet en bagnole qui v...
 
 
 
 
 
 

2014/07/22



 
 
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Zero Theorem affiche
Zero Theorem affiche
Zero Theorem affiche

Zero Theorem (Terry Gilliam, 2013)

Le plus anglais des réalisateurs américains, aussi génial soit-il, n'a jamais vraiment eu de chance, autant au niveau des diverses catastrophes (naturelles et humaines) s'abattant sur ses tournages qu'à celui de la réception critique et publique de ses films. Zero Theorem ne déroge pas à la règle. Si sa gestation n'a pas vraiment souffert, le film a été accueilli entre l'indifférence polie, la déception majeure et une nouvelle occasion de tirer à vu sur un cinéaste en marge depuis bientôt 40 ans. Pourtant, cette conclusion de sa trilogie SF méritait un tout autre accueil. Évidemment, Zero Theorem fait légèrement pâle figure face à Brazil et L'armée des 12 singes, les deux premiers volets de cette "trilogie" dystopique consacrée à des sociétés orwelliennes. C'est un peu triste, mais c'est un fait, Terry Gilliam commence à s'essouffler, sans doute épuisé par tous ces projets avortés et ces drames à répétitions. Zero Theorem manque d...