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Les-Tortues-Ninja-affiche
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Les Tortues Ninja (Steve Barron, 1990)

Alors que s'apprête à sortir un nouveau film consacré aux Tortues Ninja, le cinquième à ce jour, il est temps de remonter aux origines. En 1990 sortait le premier film mettant en scène ces drôles de tortues mutantes. Un film aujourd'hui un peu oublié, voire considéré comme un obscur nanar, qui reste pourtant, et de loin, le meilleur film de la franchise près de 25 ans plus tard. Même si elles sont d'abord apparues en comic-book comme concept parodique, Les Tortues Ninja sont et resteront un incroyable concept marketing. Anthropomorphisme appliqué à des créatures ayant déjà une belle côté d'amour, transformation d'un animal réputé pataud en une bande d'adolescents intenables capables de prouesses physiques, américanisation exacerbée via un mode de vie TV-pizza, grosse touche d'exotisme asiatique et d'arts martiaux, mais également européen avec citation d'artistes de la renaissance, histoires simples, humour, action et personnages c...


 
 
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sin city j'ai tue pour elle affiche
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Sin City : j’ai tué pour elle (Robert Rodriguez & Frank Miller, 2014)

Il aura fallu près de 10 ans à Robert Rodriguez et Frank Miller pour réaliser cette suite à Sin City, le film dont la seule présence à Cannes avait créé l'illusion d'un "film d'auteur". Dix années plus tard, ils remettent donc le couvert. Une gestation digne d'une production de James Cameron, dont il a récupéré la caméra Fusion. Pour un résultat digne d'un rip-off de Sin City par Asylum. En 2005, Sin City créait un petit évènement, essentiellement lié à une vaste méconnaissance du comic book de Frank Miller. Qu'importe son approche fainéante, son style marqué et ses tonalités de neo-noir, son univers nihiliste, auront réussi à convaincre en masse. Près de 10 ans plus tard, Robert Rodriguez est toujours un réalisateur médiocre et Frank Miller n'a toujours pas sa place au cinéma, ce qui fait de Sin City : j'ai tué pour elle un film mineur qui n'a plus rien pour lui. Ni la "nouveauté", ni la présence de Quentin Tarantino pour qu'une ...


 
 
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nos etoiles contraires affiche
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Nos étoiles contraires (Josh Boone, 2014)

Nos étoiles contraires a bouleversé l'Amérique. Aucune surprise à cela, avec cette romance adolescente entre une fille malade du cancer et un garçon amputé d'une jambe. Et malgré des acteurs parfois éblouissants, Nos étoiles contraires ressemble avant tout à une grossière compilation de tous les motifs du drame bien pesant autour de la maladie, totalement artificiel dans ses efforts pour créer une émotion. La recette est imparable. Un propos qui mêle romance adolescente et maladie plus ou moins incurable, une actrice qui est devenue la nouvelle coqueluche du cinéma indépendant, des tonalités de feel good movie et le tour est joué. Sauf que les quelques 2h15 de Nos étoiles contraires se transforment assez rapidement en un ramassis de clichés insupportables intimement liés au genre. C'est la facilité qui prime ici, à travers un traitement on ne peut plus académique d'un cinéaste tout à fait conscient qu'il n'a pas besoin de se foule...


 
 
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sin city affiche
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Sin City (Robert Rodriguez & Frank Miller, 2005)

Guitariste, cuistot du dimanche (ses tacos sont réputés dans le monde entier), Robert Rodriguez fait également parfois des films. Sans grand talent, il a surtout du flair et quelques idées derrière la tête, capable de faire avaler avec Sin City qu'il était tout d'un coup devenu un auteur visionnaire. Tout le monde s'est fait avoir, jusqu'au comité de sélection du Festival de Cannes qui lui a offert une place en compétition en 2005. Roberto a bien dû rire, avec son film tourné en quelques jours dans son garage à Austin devant un fond vert, sans scénario ni directeur de la photo. Sin City est un film qui pose un vrai gros problème critique. Derrière le "Based on Frank Miller's Sin City" se cache non pas une brillante adaptation de comic book - encore moins une des meilleurs comme cela a pu être écrit - mais une transposition bête et méchante du médium bande dessinée vers le médium cinéma, sans la moindre réflexion sur la frontière e...