Ecrit le 2013/07/15 par Nicolas Gilli in Actus
 
 

La Belle et la bête : premières images du nouveau Christophe Gans

La Belle et la bête
La Belle et la bête

Au rayon des films français plus qu’attendus, le retour de Christophe Gans se pose là. D’autant qu’après de trop nombreux projets avortés, le réalisateur du Pacte des loups s’est lancé dans l’aventure la plus risquée de sa carrière : une relecture de La Belle et la bête dont l’adaptation par Jean Cocteau reste un chef d’œuvre indépassable près de sept décennies plus tard. Les toutes premières images viennent d’être dévoilées par la société de production Eskwad, et elles ont de la gueule.

Fantomas, Onimusha… la carrière de Christophe Gans post-Silent Hill est une aventure semée d’embuches et de projets qui n’aboutissent pas. Il aura fallu attendre 7 ans pour que l’ancien journaliste, immense cinéphile, et réalisateur obsédé par la beauté de sa mise en scène, puisse à nouveau s’exprimer derrière une caméra. Ce sera donc La Belle et la bête, dans une version annoncée comme inédite, ne flirtant ni avec Cocteau, ni avec Disney, mais plutôt dans une approche similaire à celle des films d’Hayao Miyazaki. Nul doute que ce conte est un terreau parfait pour explorer l’imaginaire et briser nombre de limites visuelles ou narratives. Quoi qu’il en soit, selon le réalisateur, il s’agit bel et bien de son plus gros défit cinématographique à ce jour. Les premières images laissent voir, sans énormément de détails, un soin tout particulier apporté à la photographie et à la direction artistique, sans pour l’instant dévoiler le physique de la bête.

Le casting est plutôt surprenant, avec Léa Seydoux dans le rôle de Belle et Vincent Cassel dans celui de la bête. A leurs côtés, André Dussollier sera le père de Belle et Eduardo Noriega se glisse dans la peau du bad guy. Le scénario écrit par Christophe Gans et Sandra Vo-Anh, part de la version littéraire de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, et c’est Christophe Beaucarne qui se charge de la lumière. Romanesque, féérique, romantique et symbolique, il se pourrait bien que La Belle et la bête ait droit à une nouvelle version qui entrerait directement au panthéon des plus belles. Dans tous les cas, c’est un film français qui ne manque pas d’ambition.

Synopsis : 1720. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.

Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose.

Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. Au château de la Bête, ce n’est pas la mort qui attend Belle, mais une vie étrange, où se mêlent les instants de féerie, d’allégresse et de mélancolie.

Chaque soir, à l’heure du dîner, Belle et la Bête se retrouvent. Ils apprennent à se découvrir, à se dompter comme deux étrangers que tout oppose. Alors qu’elle doit repousser ses élans amoureux, Belle tente de percer les mystères de la Bête et de son domaine.

Une fois la nuit tombée, des rêves lui révèlent par bribes le passé de la Bête. Une histoire tragique, qui lui apprend que cet être solitaire et féroce fut un jour un Prince majestueux.

Armée de son courage, luttant contre tous les dangers, ouvrant son coeur, Belle va parvenir à libérer la Bête de sa malédiction. Et se faisant, découvrir le véritable amour.

La Belle et la bête sortira en France le 12 février 2014.