Parker : nouvelle stathamerie de luxe
Quand le nouvel action hero se glisse dans la peau de Parker, héros de la saga de romans écrits par Donald E. Westlake entre 1962 et 2008, cela donne Parker, nouveau film du vétéran Taylor Hackford et qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une stathamerie classique de plus.
Avant d’être le comic-book à la réputation flatteuse de Darwyn Cooke, Parker est un héros de romans créé par Donald E. Westlake sous le pseudonyme de Richard Stark en 1962 dans le roman The Hunter, plus connu sous le titre “Comme une fleur” en France. Du polar hard boiled qui sera adapté au cinéma d’abord par John Boorman en 1967 pour Le Point de non-retour, puis par Brian Helgeland pour Payback en 1999. Il y a toujours eu un lien très fort entre l’œuvre de Donald E. Westlake et le cinéma, autant pour des adaptations de ses romans (Mise à sac d’Alain Cavalier, Le Jumeau d’Yves Robert, Le Couperet de Costa Gavras…) que pour des scénarios qu’il a lui-même signé (Le Beau-père de Joseph Ruben ou Les Arnaqueurs de Stephen Frears). Ce n’est donc pas une véritable surprise que de voir un autre de ses romans, Flashfire tiré de la saga Parker et paru en 2000, avoir droit à une nouvelle adaptation.
Adapté par John J. McLaughlin, scénariste de Black Swan et du prochain Hitchcock avec Anthony Hopkins, Flashfire devient tout simplement Parker et vient tout juste de se découvrir avec une bande-annonce qui ne prédit rien de très fin. Après Lee Marvin et Mel Gibson, c’est donc Jason Statham qui reprend le rôle de Parker, et il enfile pour l’occasion son costume préféré qu’il a bien du mal à quitter depuis Le Transporteur, flingue à la main. Aucune surprise donc, on est bien loin des précédentes aventures de l’anti-héros pour se situer dans la droite lignée des précédents films avec Jason Statham, souvent sympathiques au demeurant. Parker, c’est un récit assez basique d’un type qui trahit ses associés sur un braquage, ils essayent de l’éliminer, il revient pour se venger. Parmi ses associés on est bien contents de retrouver Michael Chiklis dans une composition qui semble bénéficier du feu sacré de Vic Mackey ainsi que la trogne de Clifton Collins Jr., tandis que Nick Nolte se glisse dans la peau du classique mentor et Jennifer Lopez dans celle de la victime de service et simple faire-valoir du personnage principal.
Parker est mis en scène par le très irrégulier Taylor Hackford (Ray, l’associé du Diable, mais aussi Officier et gentleman et L’échange…) qui s’est payé les services du directeur de la photo de Rush Hour 3. De quois e faire une petite idée de ce à quoi tout ça va ressembler.
Parker sortira le 13 février en France sous la bannière de SND.













