Ecrit le 2012/05/01 par Nicolas Gilli in Actus
 
 

G.I. Joe : Conspiration, le feu, la sueur et les ninjas.

gi joe conspiration snake eyes
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On ne peut pas dire que le premier G.I. Joe : le réveil du cobra aura marqué les esprits. Mal fichu, con comme la lune, hormis la démonstration de sex appeal, les grosses explosions et la présence salvatrice de Snake Eyes et Storm Shadow, le film nous rappelait douloureusement à quel point Stephen Sommers pouvait être un médiocre (remember Van Helsing). Dès lors il faut bien avouer que la mise en chantier d’une suite faisait tout d’abord penser à une blague pas très drôle de la part des exécutifs de Paramount malgré le beau succès du film au box-office mondial. Et puis au fil des annonces, un vent de folie semble s’être emparé du projet : tout d’abord avec la présence derrière la caméra du très doué Jon M. Chu auquel on pardonne le minable Never Say Never, documentaire hagiographique sur Justin Bieber, tant son travail sur Sexy Dance 3: The Battle 3D frôle à chaque séquence l’exploit de mise en scène. Ensuite avec le grand ménage fait dans le casting. Les rescapés se comptent sur les doigts d’une seule main et les ajouts font dans le très haut de gamme. Dwayne Johnson, Bruce Willis et Ray Stevenson, voilà un trio qui a de la gueule. Et puis il y a eu cette première et courte bande-annonce.

gi joe conspiration johnson G.I. Joe : Conspiration, le feu, la sueur et les ninjas.Et là, quelque chose se passe, clairement. Une succession de money shots à faire pleurer de honte les Avengers, du plan iconique dans tous les sens (Roadblock qui prend sa grosse mitraillette, la préparation du duel Storm Shadow / Snake Eyes…), de la punchline burnée, il parait clair que Jon M. Chu a tout compris à ce qu’il devait faire de ces héros et du ton que devait prendre la franchise. G.I. Joe doit rester un peu crétin, dans la lignée des actioners des 90′s, mais tout en créant une saine émulation dans le bourrin et l’explosif. Pour enfoncer le clou, Paramount a présenté à la presse une série d’extraits d’une dizaine de minutes il y a quelques jours. Un montage pas toujours compréhensible d’une poignée de séquences, pas toutes finies, avec des éléments d’effets spéciaux pas encore au point, mais qui permettaient d’avoir un aperçu de séquences quasi complètes. Et le fait est qu’en quelques minutes, dont deux séquences d’action pure, le contrat de l’actioner over the top est rempli. Parmi ce que nous avons pu voir, ces deux scènes sont tout d’abord l’attaque de Firefly et ses drôles de lucioles explosives pour libérer le Cobra Commander, morceau de bravoure et de pyrotechnique, ainsi qu’une partie du duel entre Storm Shadow et Snake Eyes. Première impression : le premier film est à oublier à tout jamais. Seconde : celui-ci va tout écraser et faire passer Expendables pour un épisode de Candy. Le duel entre les ninjas est une tuerie du genre stratosphérique, car ce qu’apporte G.I. Joe : Conspiration c’est un véritable sens de la mise en scène qui n’est pas maqué derrière l’artifice médiocre de la shakycam et du montage ultra cut. Jon M. Chu semble utiliser à merveille le potentiel iconique de ses personnages (des dizaines de ninjas plein le cadre, du délire) et s’avère tout à fait conscient du pouvoir de séduction de cet univers qui transpire la testostérone. Avec la présence imposante de Dwayne Johnson en mode über badass, de vraies chorégraphies des combats et un vrai metteur en scène capable de les retranscrire au mieux à l’écran, G.I. Joe : Conspiration pourrait bien créer la surprise et s’imposer comme LE film d’action régressif et ultra spectaculaire de l’année. D’autant plus qu’il est écrit par l’équipe de scénaristes à l’ouvrage sur le très fun Bienvenue à Zombieland et que le traitement de l’image est assuré par le chef opérateur à l’œuvre sur la surprise du genre de l’année dernière, Fast & Furious 5.

Des gros guns, des mecs, des vrais, avec des muscles et de la sueur, des ninjas dans tous les sens, des séquences d’action qui envoient du lourd et un casting cinq étoiles, on ne serait pas étonné que le résultat soit très con mais l’amateur d’action risque bien d’en avoir pour son argent, voire plus. Et pour une meilleure idée de ce à quoi ça va ressembler, voir la seconde bande-annonce ci-dessous qui reprend quelques extraits des séquences vues lors de cette présentation. Pas vraiment de place au doute, ça va faire mal.